Rapatriement des hotlines : Les entreprises françaises seraient les premières perdantes

 

Arnaud Montebourg veut rapatrier les centres d’appels des opérateurs français. Une intention qui n’étonne pas les responsables politiques et économiques du Maroc et de la Tunisie a ceci près qu’ils se disent surpris que ce soit le premier secteur visé. Au Maghreb, où les centres d’appels représentent respectivement 40.000 et 15.000 emplois, au juge cette idée mauvaise.

 
Interrogé par « Les Echos », le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, Abdelkader Amara, espère que la France « en restera au niveau des souhaits ». « Au-delà des relations franco- marocaines privilégiées, il faut d’abord voir l’offshoring comme servant la compétitivité des entreprises françaises », affirme-t-il. « Les entreprises françaises seraient les premières perdantes et se tireraient une balle dans le pied, d’autant qu’avec l’arrivée du quatrième opérateur mobile (Free) elles ne sont pas au mieux de leur forme », renchérit Youssef Chraïbi.