4G : L’investissement est-il un pari risqué pour les opérateurs ?

4G : L’investissement est-il un pari risqué pour les opérateurs ?


Alors que les trois opérateurs historiques se lancent dans la course du haut débit mobile, que Orange tend la main à Free pour une éventuelle itinérance 4G, le pari d’investir dans la LTE est-il un paris risqué pour les opérateurs ?

 
Les équipementiers se frottent les mains en attendant les premiers chantiers ? Orange, SFR et Bouygues se lancent dans l’aventure histoire de couper l’herbe sous le pied de Free Mobile, persuadés de cette nouvelle manne financière. On imagine des abonnements premium, des offres data segmentées, on vente les mérites de ses services, on revoit – un peu – le système de subventionnement du mobile…

 
Mais la stratégie du haut débit mobile sera-t-elle suffisante ? Pour l’instant, il semble que la l’option de la 4G soit le seul choix envisagé par les opérateurs. « Cette stratégie est la seule qu’ils soient capables de mettre en œuvre sans creuser leur propre tombe en baissant les prix » explique un analyste du secteur à la rédaction de L’Expansion.
Un pari qui reste coûteux et donc risqué. On comprend ainsi la démarche d’Orange qui se garde bien de mettre tous les œufs dans le même panier. Pourquoi se priver d’une itinérance nouvelle avec Free ? Reste à savoir si Free sera intéressé ?
Sans parler du coût de l’achat des licences à la fin de l’année dernière pour un total de 3,57 milliards d’euros, il reste fort à faire avec le déploiement des réseaux nouvelle génération et celui qui installe en ce moment son réseau a peut être déjà pris les devants. D’autant que l’installation de nouvelles antennes n’est pas du goût de l’opinion.
« Cela va leur coûter plusieurs centaines de millions d’euros par an pour couvrir le territoire français » explique Frédéric Pujol de l’Idate.

 

Le pari est tout de même audacieux. Aura-t-on autant besoin de la 4G que l’on a maintenant besoin d’une tablette tactile ? Clairement, il faut engager de lourds investissements alors que le cash-flow du mobile coule moins abondamment. L’exemple du Japon va-t-il se reproduire en Europe ? L’exemple de la fibre montre l’effet inverse.

 
Source : L’expansion