Hadopi : Le SNEP veut “une sanction qui s’arrête à l’amende”


Si le marché de la musique enregistrée a accusé un nouveau repli de 5% au premier trimestre 2012, les ventes numériques continuent de progresser fortement note le Syndicat national de l’édition phonographique.

 
Le marché de gros de la musique enregistrée a représenté un total de 115, 7 millions d’euros. Les ventes de supports physiques continuent de décroitre (13%, à 83,1 millions d’euros). En revanche, les revenus issus du numérique (téléchargement, streaming…) affichent une forte progression de 24%, à 32,6 millions d’euros. Ainsi, le marché du numérique représente 28,2% du marché global de la musique enregistrée. Le téléchargement poursuit sa progression, avec une augmentation de 27,8% sur la période et les revenus issus du streaming financé par la publicité et des abonnements sont aussi en forte hausse (+41%).


La suppression de la suspension de l’accès internet est tout à fait envisageable :

« Hadopi reste toujours d’actualité pour nous", a souligné le président du Snep Denis Ladegaillerie. Le président du SNEP réagit notamment au sujet de la concertation sur Hadopi annoncée par le gouvernement.

 
Le système de la réponse graduée, mis en place avec Hadopi, prévoit deux sanctions possibles, à l’issue d’une série d’avertissements : une amende et une coupure temporaire de l’accès à internet. Dans le cadre d’une révision du système, "la ligne rouge à ne pas franchir serait la suppression de toute forme de sanction", a estimé M. Ladegaillerie. "Axer l’action d’Hadopi sur la communication et la pédagogie avec une sanction qui s’arrête à l’amende, ce serait l’idéal", a-t-il ajouté. "La suppression de la suspension de l’accès internet est tout à fait envisageable et pourrait faire taire beaucoup de critiques à l’encontre d’Hadopi", a-t-il poursuivi, précisant s’exprimer "à titre personnel" tout en insistant sur le fait qu’il faut maintenir un dispositif de sanction dissuasif et crédible.

 
Source : AFP