Baisse des revenus mobiles : quelles sont les pistes des trois opérateurs historiques à envisager ?

Baisse des revenus mobiles : quelles sont les pistes des trois opérateurs historiques à envisager ?

 

Face à la baisse de leurs revenus, Zdnet illustre les éventuelles solutions qui pourraient être mises en place. En effet, les chiffres de l’Arcep montrent un recul de 3% du chiffre d’affaires des services télécoms au dernier trimestre 2011.

Fin de la croissance soutenue, la tendance est à la baisse et devrait se poursuivre. Au quatrième trimestre 2011, le chiffre d’affaires des services télécoms en France a atteint 11, 136 milliards d’euros (une baisse de 3% sur un an) notamment du fait d’un repli sur le secteur mobile de 5,3% à 4,6 milliards d’euros. Les opérateurs ont dû assumer la hausse de la TVA, la croissance des volumes et la baisse continue des prix de gros dans la voix. 

 
D’autant qu’ils perdent de plus en plus la main sur les domaines à forte valeur ajoutée (les plates-formes de facturation comme iTunes ou logicielles avec iOS et Android et les services comme Skype, Viber, What’s App et les autres). Ainsi la data représente désormais 80% du trafic des opérateurs mais seulement 20% de leurs revenus.

 
Aux nouvelles règles fiscales en préparation, l’arrivée de Free Mobile n’est pas là pour conforter les marges des opérateurs puisque les prix baissent et les dépenses commerciales demeurent. Sans compter que les investissements sont en hausse notamment dans les infrastructures réseaux comme la 4G. Pour marquer leur différence avec Free Mobile, Orange, SFR et Bouygues s’engagent dans la course à la 4G. Cette stratégie pourrait s’avérer payante même si dans l’immédiat, il s’agit surtout de dépenses.

 
Pour remédier à ces problèmes de trésorerie, quelles sont les pistes à envisager pour les trois opérateurs historiques français ?

 
Le premier levier est à l’évidence l’emploi, le gèle des recrutements afin de faire des économies. SFR annonce à demi-mot un plan social en perspective, Orange gèle le renouvellement des CDD et Bouygues en fait de même depuis près d’un an. Mais l’emploi n’est pas tout, les opérateurs peuvent aussi baisser le montant des dividendes versées aux actionnaires (Orange a déjà annoncé cette stratégie) et un plan de réduction des coûts. Certains programmes de dépenses seront aussi retardés même si la 4G et la fibre semblent sauvés. En revanche, à en croire les dires du sénateur Hervé Maurey, France Télécom sacrifierait les territoires ruraux en choisissant d’arrêter le programme de l’opérateur historique visant à améliorer l’accès à internet notamment dans les zones rurales.

 
Autre stratégie, les opérateurs pourraient valoriser la Data en mettant en place par exemple des plans de facturation différenciés en fonction du volume, de la qualité et du service. Certains dirons qu’il s’agit d’une offre à deux vitesse et d’autres parleront d’une offre premium. Déjà, Bouygues s’est lancé dans cette aventure en proposant son offre « Internet prioritaire » destinée aux entreprises (forfait HSPA+ débit jusqu’à 42Mb/s).