Intox et exploitation des difficultés : Analyse de la réaction des opérateurs face à Free Mobile

Intox et exploitation des difficultés : Analyse de la réaction des opérateurs face à Free Mobile

 
 
Le lancement de Free Mobile ne s’est pas faite sans couacs. Certains sont directement imputables à Free, comme les retards de cartes SIM alors que la portabilité est déjà effective. D’autres sont liés à la mauvaise gestion de la portabilité par le GIE (qui regroupe l’ensemble des opérateurs). Free a dû faire face à une situation qu’aucun autre opérateur n’avait eu à gérer. En à peine 15 jours, les estimations lui accordent 1,5 millions d’abonnés soit autant que tous les autres opérateurs réunis en 6 mois ! Il est donc difficile d’estimer si Free a géré moins bien cette situation que ne l’auraient fait les autres opérateurs. D’autant plus que Free est en phase de lancement, ce qui n’est pas le cas des autres. Lors du lancement, peu après Free Mobile, des nouvelles offres Idéo, Bouygues Télécom a également éprouvé des difficultés identiques à celles de Free, avec un site inaccessible et de nombreux mécontents sur les forums.
 
Pour autant, les coups pleuvent de la part des opérateurs historiques, et c’est de bonne guerre, même s’ils usent parfois de mensonges pour arriver à leurs fins. Martin, le Président de l’ADUF a analysé et tente d’expliquer quelle est la raison de la contre offensive musclée des opérateurs historiques
 
Deux semaines après le lancement de l’offre free mobile, il n’est pas inintéressant de faire le parallèle avec ce qui s’était passé il y a presque dix ans, le lancement de l’offre haut début de free (en septembre 2002, comme le temps passe vite).

Dans les choses similaires, on trouve le déni : « ce n’est qu’une offre temporaire », « le réseau ne tiendra pas », et autres jolies phrases reprises aujourd’hui avec un goût de déjà vu.
Avec, toujours dans le registre du déni, la volonté criée haut et fort de ne pas s’aligner sur les prix.

Ce qui est nouveau, c’est l’intensité du dénigrement dont Free fait l’objet. Parce qu’en 10 ans certaines choses ont changé. En particulier, la pérennité de Free semble moins faire doute dans l’esprit de ses concurrents.


De plus, la rente de situation dont bénéficient les opérateurs mobiles « historiques » est sans commune avec ce qui était du côté des offres « haut débit » il y a dix ans.
Il y a dix ans, le haut débit était balbutiant, avec seulement 1,5 millions d’abonnés à fin 2002 (données ARCEP) en France.


Le marché de la téléphonie mobile n’est pas comparable. Il s’agit aujourd’hui d’un marché mature, avec des dizaines de millions d’abonnés. D’où, sans grande surprise, la, euh, plus grande réticence éprouvée à l’arrivée d’un nouveau venu.

D’où les à côtés que l’on peut observer aujourd’hui, de l’étonnante « couverture » médiatique proposée par, oh coïncidence, les deux chaînes de télévision « proches » d’un opérateur mobile existant, et, plus largement, la reprise de-ci, de-là, d’informations, pas vraiment vérifiées et d’une objectivité intéressantes.
 
 
Merci à Clotis67