[MàJ 2] La polémique reprend de plus belle au sujet des antennes Free Mobile

[MàJ 2] La polémique reprend de plus belle au sujet des antennes Free Mobile
Mise à jour : Comme beaucoup l’ont signalé dans les commentaires, la photo présentée par les Echos avait l’air d’avoir été photoshopée. Une impression que semble confirmer le journal économique puisqu’elle a été retirée de l’article original. 
 
Mise à jour 2 : Les Echos nous informent que si la photo a été retirée de l’article orginal, c’est à cause d’un problème de liseuse. Elle reste disponible à cette adresse. Le journal nous indique également qu’il " ne s’agit pas d’un photomontage. Nos journalistes sont sûrs de leurs sources" . La photo originale (sans les légendes) a également été publiée afin de lever la polémique. Elle est disponible ici.
 
Alors que la Direction d’Orange avait indiqué qu’il n’y avait pas de problème avec l’accord d’itinérance signé avec Free (en précisant toutefois qu’elle ne se prononçait pas sur l’allumage ou non du réseau Free Mobile), Les Echos relancent la polémique. Selon le journal économique « une écrasante majorité ne fonctionnent plus depuis la fin de la semaine dernière. Le trafic des freenautes passe donc essentiellement sur le réseau d’Orange ».
 
Le quotidien va également plus loin en rapportant que « Une partie des stations de base semblent en effet sous-dimensionnées : comme le montre la photo ci-dessous, la collecte, c’est-à-dire le raccordement entre l’antenne et le reste du réseau de l’opérateur, est réalisée via une Freebox d’ancienne génération (V5) reliée par une paire de cuivre. A priori, c’est donc une liaison ADSL comme pour un abonné haut débit lambda -à moins que Free n’ait trouvé le moyen de doper la liaison en cuivre avec une autre technologie DSL. ». Les Echos temporisent toutefois en précisant qu’il « pourrait s’agir de stations encore en phase de tests avant la nécessaire mise à niveau. En effet, chez Free, on explique que « les stations ont bien sûr été équipées avec du matériel professionnel dédié ».
 
Le principal fournisseur de Free Mobile, Nokia Siemens, n’a pas souhaité répondre aux questions des Echos, mais un spécialiste des équipements télécoms, estime que les installations de Free Mobile « paraissent bien conçue »
 
Photo : Les Echos
 
Chez Free on dément toutes ces attaques. Maxime Lombardini rappelle "que les communications sur le réseau Orange coûtent plus cher au nouvel opérateur. Il n’y a pas de problèmes techniques […] Nous n’avons ni problème de collecte, ni problème de handover [passage du réseau de Free au réseau d’Orange]. Ce sont des rumeurs propagées par nos concurrents pour nous affaiblir ». Il assure que « C’est notre volonté inébranlable et notre intérêt de déployer notre réseau le plus vite possible »
 
Selon Les Echos, même si les concurrents de Free Mobile estiment que son réseau n’est pas allumé, ils n’attaquent pas. Il faut dire que SFR et Bouygues Télécom n’avaient pas non plus rempli leurs obligations de couverture 3G. SFR, qui était très loin du compte, avait obtenu un délai de 6 mois de la part de l’ARCEP, pour se mettre en conformité. Idem pour Bouygues Télécom qui devait couvrir 20% de la population en 2008 et qui n’en couvrait que 12%. Là encore, l’ARCEP avait été conciliante et avait accordé 6 mois au 3ème opérateur, sans lui infliger d’amende.