Free Mobile jouera surement l’atout du prix, de la transparence et de la communauté

Free Mobile jouera surement l’atout du prix, de la transparence et de la communauté

Le Monde a rencontré des experts et une source interne à Free afin de glaner quelques informations concernant Free Mobile. Il est possible que Free n’arrive peut être pas à diviser par deux le prix du forfait mobile puisqu’ils ont fortement baissé depuis 2008. Cela dit, Free devrait être capable de réduire la facture « en renouvelant les formules magiques qui ont marché lors de la sortie de son offre Internet Freebox : une structure de coûts plus légère et une offre simplifiée et adaptée à ce que veut le client ».

 
A priori, l’offre sera dématérialisée à l’exception peut être de rares points de vente dans les grandes villes. Un choix qui devrait permettre à Free de réaliser des économies sur le service et la masse salariale. "Les opérateurs ont du mal à repenser les choses à partir d’une feuille blanche pour faire moins cher et c’est ce que s’apprête à faire Free d’autant qu’il y a de la marge !", précise M. Teulade.

 
Du côté d’Iliad, on annonce un grand bouleversement. Une source interne du groupe s’est confiée au quotidien Le Monde : "Ils se sont habitués à un certain train de vie et nous allons changer cela". "Nous voulons que notre offre soit la plus attractive possible, sur le prix mais aussi sur les modalités : nous serons transparents et flexibles, les clients sauront ce qu’ils payent."

Mais rien n’est joué pour d’autres analystes. Hervé Collignon du cabinet At Kearney estime que "les marges des grands opérateurs français sont loin d’être les plus élevées d’Europe et sont par exemple en dessous de ce qui se passe en Italie". Cela dit, le cabinet de conseil envisage une part de marché de 8% d’ici quatre ans soit presque 6 millions de clients. D’autre part, Free bénéficie d’une communauté attentive aux nouveautés de l’opérateur et le faible nombre de cartes SIM par habitant en France montre qu’il reste encore des gens à équiper. Selon une étude du cabinet, en 2010 la pénétration du téléphone mobile était de 101 % en France, contre 120 % au Royaume-Uni ou encore 157 % en Italie.

 

Cette dernière analyse appuie l’idée que Free pourrait envoyer une carte SIM à ses abonnés ADSL. Free miserait ainsi sur son réservoir de 4,8 millions d’abonnés à l’ADSL, soit, à raison de trois personnes par foyers, un potentiel de 12 à 15 millions d’abonnés pour le mobile pour atteindre un objectif de conquête de 25% de part de marché dans la mobile en deux à dix ans. 


Source : Le Monde