L’Arcep répond aux inquiétudes des élus sur le Très Haut débit dans les zones moins denses

 

Dans une interview accordée à Europe parlementaire, le président de l’ARCEP répond aux inquiétudes des élus sur le plan de déploiement du très haut débit dans les zones moins denses. Il rappelle les règles du jeu et le rôle essentiel des collectivités territoriales dans l’aménagement numérique du territoire.
 
Le président de l’Arcep est notamment revenu sur la contestation des élus sur le rôle primordial donné aux opérateurs privés pour le déploiement du très haut débit.
« La couverture complète du territoire en fibre optique, dont l’ARCEP a estimé le coût à 24 milliards d’euros, ne peut être réalisée dans un délai raisonnable qu’en unissant les efforts des opérateurs privés et des collectivités territoriales. Une telle complémentarité constitue l’assurance que ces investissements ne pèseront pas exagérément et inutilement sur les finances et sur les contribuables locaux et que les opérateurs privés prendront leur part de l’effort à réaliser » a expliqué Jean-Ludovic Silicani.

 
Actuellement, 5 millions de logements (15%) sont éligibles au très haut débit fixe. 555 000 ménages ont profité de ces offres pour s’abonner (+ 52% en un an). « Les déploiements ont débuté, dès 2008, dans les zones les plus denses et dans quelques territoires moins denses, et démarrent désormais sur tout le reste du territoire » a insisté le président.

 
« Les opérateurs ont rendu public leur projet d’investissement, d’abord dans les zones denses puis, au printemps, dans les zones moins denses. Ils ont présenté leurs offres de co-investissement. Un premier accord a été conclu, en juillet 2011, entre Free et France Télécom, portant sur 1300 communes et 5 millions de logements. Les autres grands opérateurs vont suivre dans les prochaines semaines. Les collectivités locales ont aussi présenté de nombreux projets. L’ARCEP n’est donc pas inquiète sur le déploiement de la fibre optique en France » a précisé le président de l’Arcep.

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site de l’Arcep