TNT : Alain Weill ne vendra pas BFM TV

Vendredi, nous nous faisions l’écho de la menace d’Alain Weill de vendre BFM TV après le rachat de Direct 8 par Canal +. Dans une interview à la Tribune, le patron du groupe NextRadioTV a expliqué sa stratégie sur la TNT.

 
L’actionnaire de la Tribune et patron de BFM TV reste convaincu que la TNT reste un secteur plein d’avenir et pour le dynamiser, il faut préserver les nouveaux entrants face à la concentration du secteur entre Vivendi, Bouygues et Bertelsmann.

 
Pour Alain Weill, il est clair que l’objectif du groupe Canal + est de récupérer des fréquences : «La vente n’étaient pas prévue. Bolloré a réagi à une offre de Canal+. Il vend cher en échange d’actions Vivendi au plus bas. Il peut faire une très bonne affaire financière : dans deux ans, Vivendi vaudra le double », avance-t-il. Et d’ajouter : « Canal va faire une chaîne remarquable. C’est le fameux Canal 20 annoncé il y a quelques mois. Je comprends que M6 et TF1 aient peur ».

 

BFM ne sera pas vendue :
Bonne et mauvaise nouvelle pour NextRadio TV. D’un certain point de vue BFM TV profite d’un certain dynamisme ce qui est un point fort vis-à-vis du CSA mais il court également le risque d’une marginalisation, notamment face aux annonceurs.

 
Plutôt que de vendre BFM TV, Alain Weill souhaite dynamiser le secteur avec « un grand appel à candidatures sur 6 fréquences, dont 3 pour les historiques et 3 pour les nouveaux entrants ».
« Mes propos ont été déformés. Je n’ai jamais dit que je voulais vendre. J’ai eu des propositions d’un groupe Allemand, mais pour moi l’aventure n’est pas terminée. J’ai envie de rester entrepreneur», assure Alain Weill.

 

Quant aux fréquences bonus, qui devaient être attribuées aux opérateurs historiques pour compenser l’extinction de l’analogique, pour Alain Weill, c’est de l’histoire ancienne vu que Canal Plus s’est débrouillé pour récupérer une fréquence.
 « Les chaînes bonus sont un système qui profite à Bertelsmann, Vivendi et Bouygues pour un préjudice qui a été inventé », a expliqué Alain Weill. « Cela n’a pas échappé à Bruxelles. Je n’ai pas beaucoup de doutes sur leur décision ».

 
Source : La Tribune