Cogent (MegaUpload) attaque Orange devant l’Autorité de la concurrence.

Dans ses colonnes du jour, La Tribune nous informe que l’opérateur américain Cogent porte plainte contre Orange devant l’Autorité de la concurrence.

 
Depuis le début de l’année, le ton monte entre Orange et Cogent. L’opérateur a accusé Orange de brider délibérément la bande passante et l’accès à leurs clients (MegaUpload, Megavideo, Cogent, Tata,…). Pour se faire entendre, MegaUpload qui travaille avec Cogent pour la gestion de son trafic, avait par ailleurs affiché sur son site, une alerte de connectivité indiquant que le FAI Orange limite « intentionnellement l’accès à des parties importantes d’internet ». Il conseillait même d’appeler la hotline de l’opérateur historique ou encore de changer pour Free ou SFR…

 
Le conflit s’intensifie donc encore, Cogent en appelle à l’Autorité de la Concurrence pour « abus de position dominante ». Une tâche qui promet d’être ardue pour le gendarme de la concurrence puisque celui-ci ne s’est jamais penché sur le monde opaque de l’échange de trafic Internet entre opérateurs.

 
De son côté Orange a accusé l’opérateur de ne pas respecter les règles d’échange de trafic Internet qui stipulent que le trafic doit être acheminé gracieusement tant que les échanges restent équilibrés entre deux opérateurs. Ainsi, Orange estime que Cogent lui envoie bien plus de trafic qu’il n’en reçoit (de 1à 4 voir de 1 à 8).

 
Le PDG de Cogent, Dave Schaeffer reconnait tout de même qu’actuellement, « le débit est meilleur même si la vitesse de connexion reste insuffisante pour profiter des services vidéo ».
A travers sa plainte, l’opérateur espère « faire entendre à l’Autorité de la concurrence que Orange a vendu à ses clients un service d’accès Internet, qu’il espère ne pas être utilisé par ses clients » a expliqué Dave Schaeffer à la rédaction de la Tribune.

 

D’autre part, le PDG de Cogent a estimé dans une interview publiée ce matin que le conflit entre MégaUpload et Orange avait un impact sur l’ensemble de ses clients d’où "l’abus de position dominante" soumise à l’évaluation de l’autorité de la concurrence.

 

Source : La Tribune