Arcep : Etat des lieux du Très haut débit en France


Lors de son discours aux Assises du Très Haut débit, Jean Ludovic Silicani, président de l’Arcep a dressé un état des lieux du très haut débit en France. Pour le gendarme des télécoms, la France est capable de relevé le défis du très haut débit même s’il faut des règles claires, des financements pérennes et des opérateurs prêts à investir et innover pour se développer.
 
Ainsi, l’Arcep s’apprête à adopter sa décision d’analyse des marchés de gros du haut et du très haut débit. « Cela permettra de préciser les obligations spécifiques incombant à France Télécom et d’étendre l’accès à son génie civil, condition de la réalisation des déploiements horizontaux par les opérateurs alternatifs. L’Autorité veillera également à adapter cette régulation à l’évolution du marché, en prévoyant notamment un rendez-vous dans 18 mois pour apprécier l’utilité d’une extension de la régulation asymétrique pesant sur France Télécom » a expliqué Jean Ludovic Silicani.
 
Concernant le déploiement de la fibre dans les grandes agglomérations, au 31 mars, près de 1 150 000 logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 36% sur un an. Par ailleurs, le nombre de logements éligibles dans le cadre d’une offre de mutualisation a été multiplié par cinq en un an. Elles ne concernent cependant que 250 000 logements.
« Dans les zones moins denses, les opérateurs ont annoncé leurs intentions dans le cadre de l’appel à manifestation d’intentions d’investissement lancé par le Gouvernement en vue de l’affectation des fonds du grand emprunt. Ces engagements permettront de couvrir, d’ici à 2020, plus de 50% de la population et l’Etat offrira les soutiens financiers nécessaires » s’est félicité le président de l’Arcep.
 

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