Recrutements bruts haut débit : un classement des FAI bien différent

Recrutements bruts haut débit : un classement des FAI bien différent

Lors des la publication du chiffres d’affaire des différents opérateurs, seuls les recrutements nets sont indiqués. Et pour cause, c’est ce qui permet de voir si le parc d’abonnés augmente, et dans quelle mesure. Pour autant, les recrutements bruts (hors résiliations donc) sont intéressants à comparer puisqu’ils permettent, de voir la capacité des opérateurs à recruter.
 
Dans le tableau suivant, on peut ainsi voir les recrutements bruts des opérateurs qui ont publié leurs résultats du 1er trimestre. Il s’agit d’estimations, en prenant en compte un taux de churn de 15% à l’année (taux de résiliation par rapport au nombre total d’abonnés), pour tous les opérateurs (cette donnée ne varie que très légèrement d’un opérateur à l’autre).

 

 

Nombre d’abonnés

Churn au T1 (15%)

Recrutements bruts T1

Recrutements nets T1

Orange

9 217 000

345 638

434 638

89 000

Iliad (Free + Alice)

4 661 000

174 800

301 800

127 000

SFR

4 952 000

185 700

250 700

65 000

Bouygues

940 000

35 250

167 250

132 000

 

On constate donc que c’est Orange qui a engrangé le plus grand nombre d’abonnés au cours des 3 premiers mois, avec 434 600 recrutements. Mais l’opérateur ayant un parc d’abonnés plus important que ses concurrents, à taux égal, le churn est plus important. De ce fait, il doit recruter beaucoup plus d’abonnés que ses concurrents pour commencer à avoir un solde positif.
 
A contrario, Bouygues Télécom est avantagé par un nombre d’abonnés beaucoup plus faible. Ainsi, le churn étant moins important, il commence à avoir un solde positif d’abonnés à compter de 35 000 recrutements, contre 345 600 pour Orange, 175 800 pour Iliad (Free + Alice) et 185 700 pour SFR. Si Bouygues Télécom affiche un taux de recrutements nets supérieur à celui de ses concurrents, en termes de recrutements bruts, il occupe cependant la dernière place.