Bruxelles souhaite adapter la législation européenne dans le cadre de la protection des données personnelles

 

La Commission Européenne souhaite adapter la législation européenne dans le cadre de la protection des données personnelles relative aux nouvelles technologies. Elle devrait introduire "le droit à l’oubli" sur internet.

 
"Contrôler vos informations, avoir accès à vos données, pouvoir les modifier ou les effacer : ce sont des droits essentiels qui doivent être garantis dans le monde numérique d’aujourd’hui", a souligné la Commission.

 
La directive actuelle date de 1995 et a été promulguée avant l’essor d’internet. La commissaire européenne en charge du dossier, Viviane Reding souhaite donner aux internautes un réel contrôle sur leurs informations personnelles, dont ils devraient par exemple autoriser l’utilisation lorsqu’ils surfent sur internet.

 
Les internautes européens pourraient aussi disposer d’un "droit à l’oubli" quand leurs données ne sont plus nécessaires ou qu’ils veulent les effacer, un droit loin d’être garanti dans le monde numérique où il est facile de retrouver des données mises en ligne, volontairement ou non, parfois des années auparavant.

 
En France, plusieurs moteurs de recherche et réseaux sociaux ont signé une charte dans ce sens avec le secrétariat d’Etat au Développement Numérique le mois dernier. Autour de la table, Microsoft, Pages Jaunes, Trombi.com, Skyrock, Viadeo et Copain d’avant étaient présents. Il manquait malheureusement Google et Facebook…

 
Pour la commissaire européenne, Viviane Reding, les nouvelles règles relatives au "droit à l’oubli" seraient particulièrement utiles pour des services en ligne comme le réseau social Facebook, où on étale sa vie sans toujours en maîtriser les conséquences, et pourraient éviter des polémiques comme celles suscitées par le programme "Street View", pour lequel le géant de l’internet Google photographie des villes entières au grand dam de leurs habitants.

 
Bruxelles envisage aussi de revoir les règles de protection et de conservation des données dans le domaine de la police et de la justice.

Ses idées seront soumises à une consultation publique jusque mi-janvier, et elle soumettra des propositions législatives l’année prochaine aux gouvernements de l’UE et aux eurodéputés.

 
La protection de la vie privée est sensible pour les Européens. Ils négocient depuis des années avec les Etats-Unis pour mieux contrôler les données collectées pour lutter contre le terrorisme, et ont obtenu dans le passé que des géants d’internet comme Google, Yahoo ou Microsoft réduisent la durée de stockage de certaines informations.

 
– Le bilan français de la consultation publique sur le droit à l’oubli numérique
– Stratégie de la commission européenne sur les données personnelles