FTTH : Inquiétude de l’Avicca en zone moins dense

FTTH : Inquiétude de l’Avicca en zone moins dense

 

L’Avicca, Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel s’inquiète du déploiement FTTH en zone moins dense et appelle à limiter les "fractures et fissures" numériques.

 

Selon les délimitations de l’Arcep, les zones moins denses concernent 80% du territoire et le cadre général reste celui d’une "concurrence par les infrastructures", où chaque opérateur peut sélectionner les prises les plus rentables.

 

Le projet de décision du gendarme des télécoms vise à tempérer cette concurrence qui risque de créer des "fractures numériques" entre territoires, mais aussi des "fissures" au sein des même communes.

 

Une idée confortée par l’Autorité de la concurrence : "Compte tenu des interrogations sur l’intérêt pour l’opérateur historique à déployer la fibre, celui-ci pourrait en effet réaliser dans un délai rapproché la partie horizontale du réseau dans le centre des principales agglomérations de la zone II, mais ne procéder que marginalement ou lentement au raccordement des immeubles et à l’installation de la fibre dans les habitations des zones concernées, en dehors des quelques immeubles les plus rentables".

 

Le plan "Conquête 2015" de France Télécom, présenté le 5 juillet dernier, a confirmé un engagement d’investissement de 2 milliards d’euros dans les 5 prochaines années pour 40% de la population.

 

L’initiative est louable mais selon l’Avicca, cet investissement ne représente que 200€/ prise ce qui est très en dessous d’un coût moyen de desserte complète des zones I et II.

 

De plus, l’association estime peu vraisemblable que Free, SFR ou d’autres puissent co-investir à cette hauteur pour porter le montant à 600 €/prise.

 

D’après cet état des lieux, l’Avicca interagit dans le même sens que l’Autorité de la concurrence et pense que ce plan "vise à dissuader les collectivités d’investir dans ces zones. Cette dissuasion se joue également au moyen de recours juridiques, par exemple contre le projet des Hauts-de-Seine".

D’autant qu’il "ne prévoit pas la couverture intégrale des territoires concernés, mais leur fibrage sélectif."

 

Ainsi, l’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel avance qu’en l’état, le projet de décision de l’ARCEP agit favorablement en faveur de la mutualisation, mais ne donne pas de garantie de couverture par les opérateurs privés. Dans le même temps, il applique de nouvelles contraintes aux réseaux d’initiative publique, en termes d’obligations de co-investissement.

 

Source Avicca