[Clin d’oeil] Rodolphe : “Les geeks sont périmés et les no life sont à la mode”

[Clin d’oeil] Rodolphe : “Les geeks sont périmés et les no life sont à la mode”

 

Vous faites peut être partie des 450 000 fans sur Facebook qui soutiennent Rodolphe, le célèbre anti-héros des publicités Free.

 

Vsd consacre un portrait sur le geek le plus célèbre de France et détruit le mythe. Jean-Daniel Bourgeois n’a rien d’un personnage loufoque, il est même soulagé de sa prochaine disparition des écrans.

 

Le jeune sculpteur tente d’échapper à l’emprise de son double audiovisuel dont le succès le dépasse totalement.

 

Victime de son succès, l’artiste ne s’habitue toujours pas de familiarité des inconnus qu’il rencontre dans la rue : “Les gens ne cherchent pas le contact avec moi, ils s’adressent au personnage fictif qu’ils ont vu à la télé. Etrange, comme expérience…”

 

Depuis janvier, date de l’annonce de la fin de la campagne de publicité, le bruxellois est constamment traqué par les journalistes ce qui laisse le jeune homme pantois. Un succès qui continue sur la toile et sur le réseau social où plus de 450 000 fans de Facebook tentent de sauver leur héros. Entre humour et soulagement, Jean Daniel Bourgeois a ironisé : “Free a raison d’arrêter, les geek sont périmés. C’est les no-life qui sont à la mode”.

 

D’ici 2011, il espère que l’on aura oublié le personnage de Rodolphe afin qu’il puisse exprimer son talent de sculpteur, l’artiste se définit comme un fabricant d’objets “fonctionnels mais absolument inutiles, attractifs mais frustrants”.

 

En 2010, Jean Daniel Bourgeois a obtenu le prix Médiatine, pour son oeuvre intitulée “It’s Like My Last Pair Of Shoes”, qui est un concours d’art contemporain qui regroupe chaque année plus de 200 artistes plasticiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous une table lumineuse, le fils d’un chauffagiste et d’une kiné, a assemblé deux radiateurs sur un chariot reliés à une prise électrique et équipé d’un monnayeur qui permet de mettre en chauffe les deux radiateurs : “Tu transpires, ça ne sert à rien et t’as l’impression d’avoir perdu un euro, se marre le créateur…”

 

Source : VSD n°1717 (du 21 au 27 juillet 2010).