Maxime Lombardini : “le refus d’itinérance ne concerne que Free”

Maxime Lombardini : “le refus d’itinérance ne concerne que Free”

 

Malgré les recommandations de l’Autorité de la concurrence, les opérateurs mobiles (Orange, SFR) sont déterminés à ne pas faciliter la tâche du groupe Iliad sur l’obtention de la 3G.

 

Depuis quelques semaines le quatrième opérateur se débat sur la question d’itinérance et tente de négocier des droits de passage sur les réseaux 3G des opérateurs de téléphonie mobile.

 

Du côté de SFR, Free Mobile a déjà reçu une fin de non recevoir et pour le directeur général de France Télécom rien n’est gagné non plus : "Il n’y a aucune raison pour que nous fassions la courte échelle à Iliad ! S’ils avaient un problème de déploiement de leur réseau, ils auraient dû y penser plus tôt"

 

Afin de réaliser le lancement commercial de Free Mobile au plus tôt, il serait de bon augure pour Free de profiter d’un réseau 3G. Dans un contexte où il est plus en plus difficile d’obtenir les points hauts de la part des propriétaires (grenelle des ondes), Iliad doit honorer ses engagements auprès de l’Arcep et doit terminer la construction de sa propre infrastructure.

 

Se justifiant derrière l’argument de la saturation de la 3G, les opérateurs mobiles n’ont pas l’intention de faire de cadeau au dernier entrant.

Un argument dénoncé par Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad : "Je constate que le refus d’itinérance et les problèmes de capacité ne concernent que Free : plusieurs MVNO ont accès à la 3G (des opérateurs en place) sans que cela ne pose le moindre problème."

 

Free Mobile : un concurrent dangereux et imprévisible ?

 

Du point de vue financier, les opérateurs ont construit leur réseau 3G en 2000 : un investissement lourd de plusieurs milliards d’euros qui n’a décollé qu’à partir de 2008. 

 

Du coup, la baisse des forfaits inquiète. Free l’a déjà démontré avec son offre ADSL, le FAI a souvent joué l’audace en baissant les tarifs et en augmentant l’offre. Une attitude qui a, en son temps, imposé la barre tarifaire des 30€.

 

Depuis, le développement de l’internet mobile est exponentiel et les opérateurs propriétaires de l’infrastructure 3G ont tout intérêt à garder leur capacité pour eux. Cependant, la vente de capacités 3G permettrait de couvrir en partie les charges.

 

Source Le Monde