Free Mobile sera-t-il obligé d’ouvrir des boutiques ?

Free Mobile sera-t-il obligé d’ouvrir des boutiques ?

Au moment où les opérateurs de téléphonie mobile augmentent leur nombre de boutiques, Free Mobile envisage un autre modèle économique pour le développement de sa marque dès 2012.

A la question posée sur notre site : Pensez vous qu’il soit important que Free Mobile ouvre des boutiques, la réponse est mitigée puisque vous êtes à 30% pour et contre. En somme, l’ouverture de « points de chute » rassure les abonnés mais devrait se répercuter sur le coût.
D’un côté, Bouygues Télécom dispose de plus de 600 points de vente en France, Phones House renforce son réseau pour mieux répondre à l’usager, Numéricable s’est donné comme objectif l’ouverture de 250 points de vente d’ici 2 ans, SFR se satisfait de ses 819 boutiques et Orange détient 1125 espaces commerciaux. A contre courant, Free compte bien faire des offres en rupture avec l’existant même s’il songe également de se doter d’un réseau de distribution physique entre 2011 et 2015 (60% des ventes se font dans les boutiques propriétaires des opérateurs), avec des boutiques détenues en propre ou franchisées. Dont acte, Free s’éloigne un peu de son modèle économique pour mieux satisfaire sa clientèle. Preuve à l’appui, Free Mobile s’est rapproché de l’association de médiation des communications électroniques et compte ouvrir un nouveau centre de relations abonnés… Jusqu’à présent, la marque a réussi sa progression sans boutique mais le contexte économique est différenté. Le FAI a créé l’innovation dans ses débuts et a profité d’un marché naissant. En ce qui concerne la téléphonie mobile, le marché est saturé même si les Smartphones dégagent une plus-value non négligeable. Les boutiques seraient donc un moyen de pénétration commercial pour environ la moitié des entrants. Le choix reste cornélien entre la mise en place d’un service physique et l’intention de réitérer ce qu’il a déjà fait sur le marché de l’ADSL en imposant le standard à 30€ (trois heures d’appels vers les fixes et les mobiles en métropole pour moins de 20 euros par mois). Les bas prix sont–ils la seule attente des futurs freenautes ? A en juger la faible réussite des connexions internet low- cost, pas tout à fait !

Source l’Expansion