Mondial 2026 : Nicolas de Tavernost ne démissionne pas encore de Ligue 1+ mais fulmine face au choix de beIN, la FIFA contre-attaque

Mondial 2026 : Nicolas de Tavernost ne démissionne pas encore de Ligue 1+ mais fulmine face au choix de beIN, la FIFA contre-attaque

Face au coup de théâtre d’hier, Nicolas de Tavernost, à la tête de LFP Média et donc de Ligue 1+, critique ouvertement le choix de la FIFA, qui quant à elle affirme avoir joué dans les règles. 

40 ans que j’achète des droits sportifs, je n’ai jamais vu ça“. Au micro de RTL ce matin, Nicolas de Tavernost ne cache pas son agacement, alors que la FIFA a choisi hier beIN Sports pour diffuser l’intégralité des matchs de la Coupe du monde de football 2026, malgré un accord trouvé avec la plateforme Ligue 1+ au préalable

Au point que plusieurs informations ont relayé une potentielle démission de Nicolas de Tavernost, celui-ci a cependant répondu à RMC Sport qu’il n’avait pour l’instant pas présenté sa démission, mais qu’il ne pouvait rester à son poste “dans ces conditions-là“, demandant “une réforme de la gouvernance du foot français. Il me faut le soutien des présidents des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2. Et celui du Paris SG, le premier club d’Europe aujourd’hui, et de ses dirigeants.” 

L’imbroglio autour des droits du Mondial

Selon lui, la LFP disposait bien d’un accord formel avec la FIFA. « Nous avions un accord de la FIFA, il faut être très clair. Un contrat signé par nous, accepté par la FIFA, qui le soumettait simplement à son board, ce qui est toujours une formalité », insiste Nicolas de Tavernost, balayant l’idée d’une simple discussion préliminaire.

Le président de LFP Media rappelle également que l’initiative ne venait pas de la Ligue, mais directement de l’instance internationale. « Ce n’est pas nous qui sommes allés chercher ces droits. C’est la FIFA qui nous a interrogés », explique-t-il. Face à cette proposition, la réponse de la LFP était évidente : « Nous, on a dit évidemment oui, parce que pour notre public, ça nous intéresse ». Un accord financier autour de 17 millions d’euros aurait alors été trouvé entre les deux parties, avec 17 clubs ayant accepté, à l’exception du PSG.

C’est dans ce contexte que beIN Sports est intervenu, en formulant une offre supérieure, finalement retenue par la FIFA. Une issue que Nicolas de Tavernost juge profondément injuste. « BeIN n’était pas venue sur les droits de la Coupe du monde. C’est la FIFA qui nous a interrogés. Nous nous sommes mis d’accord avec la FIFA et, au dernier moment, sans explication, on nous a dit que ce n’était pas nous », déplore-t-il.

Pour le dirigeant, la méthode pose un sérieux problème de fond. « Ce n’est pas une procédure normale, ça n’est jamais arrivé dans l’histoire », martèle-t-il. Interrogé sur la possibilité d’un recours de la LFP, son directeur général affirme qu’un conseil doit se réunir cet après midi pour décider des suites de cette affaire.

La FIFA réfute les accusations

Une situation d’autant plus tendue alors que la FIFA affirme avoir retenu “l’offre la plus avantageuse“, réfutant tout conflit d’intérêt, auprès de l’Équipe. “beIN Sports est un partenaire historique sur plusieurs territoires et la FIFA entretient une relation de longue date avec cette chaîne. beIN Sports est un partenaire et distributeur de confiance, et cette décision a été prise sur le plan purement commercial, l’offre la plus avantageuse ayant été retenue, tant financièrement que pour la diffusion de plusieurs tournois FIFA.”, affirme-t-elle.

Plus que cela, l’instance a directement réfuté les déclarations de Nicolas de Tavernost, en indiquant qu’elle n’a “jamais signé d’accord avec la Ligue 1+ et cela n’a jamais été annoncé. Tout ce bruit médiatique en France nous laisse perplexes, car il s’agissait d’une procédure standard d’acquisition de droits médias qui s’est déroulée avec succès“.

 

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox