Free annonce diviser par deux son effort d’investissement dans la fibre, et c’est logique

Free annonce diviser par deux son effort d’investissement dans la fibre, et c’est logique

Après près de vingt ans de dépenses massives, Free ajuste logiquement son effort d’investissement dans la fibre optique. Le déploiement national entrant dans sa phase finale, l’opérateur prépare désormais l’après-fibre, sans pour autant lever le pied sur la qualité ni la modernisation de ses réseaux.

Pendant longtemps, Free a fait figure d’exception sur le marché français des télécoms par l’ampleur de ses investissements dans la fibre. « De 2006 à 2024, l’effort d’investissement dans la fibre représentait 40 % du chiffre d’affaires fixe, c’est assez unique », rappelle Nicolas Thomas, directeur général de Free, dans Les Échos. Une intensité désormais en recul : cet effort se situe aujourd’hui autour de 20 %, révèle-t-il, un niveau comparable à celui observé dans le mobile.

Cette baisse ne traduit pas un désengagement, mais l’entrée dans une nouvelle phase industrielle. Le fibrage du territoire est largement achevé, même si environ 3 millions de locaux restent encore à rendre raccordables. Des raccordements souvent complexes, nécessitant des travaux de génie civil lourds, qui continueront de mobiliser des moyens importants mais moindre qu’auparavant. En parallèle, Free doit également mettre certaines lignes en conformité avec les exigences de l’Arcep en matière de qualité de service.

Pour autant, l’opérateur insiste sur le fait que la fibre n’est pas un chantier clos. « La fibre est là pour durer », souligne Nicolas Thomas, tout en précisant que les priorités d’investissement évoluent. Les dépenses se déplacent progressivement vers les équipements télécoms, la cybersécurité et la résilience des infrastructures, dans un contexte de dépendance croissante aux réseaux fixes.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox