La presse en ligne va mal, soutenez là !

Si la presse en ligne a apporté un véritable vent de liberté d’expression, elle est touchée de plein fouet par la crise. Et les premiers sites touchés sont bien sur ceux qui n’appartiennent pas à un grand groupe et qui sont donc restés indépendants.

C’est par exemple le cas de bakchich.info qui a déposé son bilan ce lundi. Le modèle économique qui reposait en partie sur la publicité (l’autre partie reposant sur les abonnements à des contenus premiums) n’a pas permis au site de d’atteindre l’équilibre. Le lancement d’une version papier n’a pas non plus atteint ses objectifs. Toutefois, si Bakchich est en redressement judiciaire pour 6 mois, son activité continue.

C’est également le cas de nos confrères de PC INpact, qui faute de revenus publicitaires divisés par 2,5 en 1 an, ont du se contraindre à licencier une partie de leur équipe. Le site qui revendique son indépendance, a toujours repoussé les demandes de rachat, ce qui lui permet de garder un ton unique.
« PC INpact résiste et résistera, c’est une certitude. Le site et la société sont et demeurent totalement indépendants éditorialement, même si certains groupes ont proposé de nous racheter. (à la clé, à chaque fois, une réponse négative). Cette indépendance éditoriale est notre moteur, notre raison d’être et sans doute l’un des motifs pour lesquels vous êtes si nombreux à nous lire chaque jour. Cette confiance que vous nous portez est notre plus fier étendard. Toutefois, le contexte nous conduit à diversifier nos ressources. Le marché reste très fragile, ne nous voilons pas la face. », indique Teuf, le directeur général et Gérant de PC INpact.

Le site lance donc à partir d’aujourd’hui une version premium payante pour compenser la baisse des revenus publicitaires. Pas d’inquiétude cependant, les fidèles lecteurs de PC INpact, même sans abonnement, continueront à accéder aux mêmes informations qu’actuellement, les abonnés premium bénéficieront eux de bonus supplémentaires. Univers Freebox ne peut que soutenir la démarche de ce site de très grande qualité.

Plus généralement, la totalité de la presse en ligne est touchée par la baisse des revenus publicitaires. Pour vous donner un exemple, un site comme Univers Freebox qui compte pourtant 600 000 visiteurs uniques par mois, n’a perçu que 800 euros en octobre. Même pas de quoi faire face aux frais généraux du site (notamment les serveurs, abonnements, déplacements, développement des nouveaux projets, prestations diverse, etc.). Pour rappel, Univers Freebox ne peut également compter que sur les revenus publicitaires pour vivre. Une situation qui, si elle devait durer, pourrait mettre à mal de nombreux sites.