VOD: une offre légale attractive ou à pleurer ?

Notre ministre de la culture n’a cessé de le répéter durant les débats sur l’HADOPI : l’offre légale de téléchargement est variée et attractive. A l’évidence, elle n’a jamais pris le soin de vérifier ses dires.
Jérome Colombain, journaliste High Tech de France Info, rapporte la soirée télé qu’il a voulu passé en famille devant un film issu des ces offres légales si attractives. Outres les services proposés par Free (dont l’offre est pourtant la plus fournie de tous les fournisseurs d’accès) il s’est rabattu sur les services disponibles sur Internet, pour finir par télécharger illégalement un film qu’il n’a pu trouver de façon légale.

Un jour au 21ème siècle, en 2009, je tente une petite soirée télé en famille. Pour cela, direction les services de VOD de ma belle box triple play afin de trouver un bon film.

Quelle déception ! L’offre (légale) de vidéo à la demande est d’une indigence à pleurer. Presque uniquement des films que l’on a déjà vus ou que l’on n’a pas envie de voir.

Je commence par Free Home Video (films et séries illimitées moyennant quelques Euros par mois). Le programme fait penser à un vieux vidéo club de campagne. Jugez putot : Panic Room, Mister C, Les ex de mon mec, Miss Detective, Terreur Point com, La famille Foldingue… Rien que des blockbusters de premier ordre.

Malgré la mauvaise ergonomie de ces plateformes (inadaptée aux télécommandes), je pousse l’investigation jusqu’à TF1 vidéo (films payables à l’unité). Dans sa grande bonté et dans sa rubrique “Nouveautés”, le premier groupe TV français me propose : 48 heures par jour (jamais entendu parler), Bankgok Dangerous ( ?) ou bien encore un film dont le titre sonne comme une belle promesse de divertissement familial : Chicago Massacre.

Bon. Je me dis que j’aurais plus de chances sur CanalPlay, le pionnier de la VOD. Mais, là encore, c’est à désespérer : Hancock (déjà vu), La personne aux deux personnes (vu, pas terrible) et une nouveauté toute fraiche : La leçon de piano.
 
Lire l’intégralité du témoignage sur le blog de Jérome Colombain