Free: “Notre objectif est d’inclure les appels vers les mobiles”

Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad/Free, a accordé un une interview au Figaro économie. Il réaffirme la volonté de Free d’entrer sur le marché du mobile et annonce que Free a pour objectif d’inclure les appels vers les mobiles dans le forfait triplay, si les terminaisons d’appel baissent davantage. Enfin est abordé le problème du financement de la télévision publique par les opérateurs télécoms et la taxe dont ils seront l’objet.

LE FIGARO. – Free peut-il encore devenir opérateur mobile ?

Maxime LOMBARDINI. – Oui, la détermination de Free à se lancer dans le mobile reste intacte. Nous souhaitons l’ouverture rapide d’un nouvel appel à candidatures réservant des fréquences à un nouvel entrant. Nous voulons plus que jamais obtenir des fréquences et baisser les prix. Un foyer, où deux adultes et un enfant disposent chacun d’un forfait mobile, dépense environ 2 000 euros par an. Nous diviserons par deux leur facture : c’est 1 000 euros de pouvoir d’achat en plus par an pour les consommateurs. On nous jugeait fous de lancer en 2002 un abonnement Internet à 30 euros mensuels : c’est aujourd’hui le standard ! En Autriche, Orange propose des forfaits mobiles de 15 heures pour 25 euros par mois. En France, pour le même prix, le client n’a qu’une heure d’appels et, quand il sort de son forfait, il est assommé avec une minute à 34 centimes. Free veut apporter aux Français une offre qui soit en vraie rupture avec ce qui leur est proposé aujourd’hui. Laisser Free entrer sur le mobile est l’intérêt du consommateur, mais aussi de nos concurrents. Sans l’aiguillon de la concurrence, les box et le triple play n’existeraient pas. L’arrivée d’un quatrième opérateur est aussi bonne pour le pays : c’est de l’activité immédiate en plus pour la filière télécoms (équipementiers, centres d’appels, distributeurs) et les entreprises de BTP. Cela conduira nos concurrents à innover et à investir, non à réduire les emplois comme ils le font croire.

Quelle est votre position sur la taxation des télécoms pour financer l’audiovisuel public ?

Le financement de France Télévisions ne relève pas de notre responsabilité. Je rappelle que Free contribue probablement plus au financement de l’audiovisuel que l’ensemble des chaînes de la TNT réunies, et verse chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros à travers des versements à la Sacem, du compte de soutien à la production, etc. Le débat sur le financement des chaînes publiques est très animé. Si nous subissons une nouvelle taxe, nous la répercuterons sur l’abonnement en l’individualisant sur la facture.

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