Coup de pression de la présidente de l’Arcep : Orange, Free, Bouygues et SFR “doivent s’assurer de la bonne qualité du raccordement fibre”

Coup de pression de la présidente de l’Arcep : Orange, Free, Bouygues et SFR “doivent s’assurer de la bonne qualité du raccordement fibre”

Laure de la Raudière, nouvelle présidente du gendarme des télécoms, fait de la qualité des réseaux en France sa priorité.

Face aux maladresses et malfaçons lors du déploiement de la fibre, la présidente de l’Arcep tape du poing sur la table. Les plaintes s’accumulent de la part des opérateurs d’infrastructure mais aussi des élus locaux au sujet de problèmes majoritairement présents au niveau du raccordement final du client ou juste avant.

La faute notamment à un rythme de déploiement trop soutenu et à des pressions appliquées sur les sous-traitants ne pouvant pas échouer au raccordement. “Les échecs de raccordement sont très importants. Ils atteignent jusqu’à 40 % dans certaines communes, alors que les opérateurs annoncent qu’elles sont raccordables à 100 %”, expliquait en février dernier Ariel Turpin, délégué général de l’Avicca.

Si Laure de la Raudière salue le rythme de déploiement et incite les opérateurs à continuer sur leur lancée mais pas au détriment de toute qualité. Ce déploiement doit s’effectuer en “continuant d’assurer une qualité de service aux Français“. Si “la machine industrielle du déploiement de la fibre tourne à plein régime“, Orange, Free, Bouygues et SFR doivent maintenant s’assurer que le travail soit fait correctement. La présidente de l’Arcep l’assume au micro de France Info, il s’agit bel et bien d’une pression dirigée vers les opérateurs.

Sébastien Soriano, l’ancien président de l’Arcep, et Cédric O, secrétaire d’État au numérique, avaient déjà souligné la situation. Le premier n’avait pas hésité à parler de “travail de cochons” et le second d’un gâchis. Début décembre 2020, la filière fibre optique avait de son côté annoncé le lancement d’un guide opérationnel s’adressant aux professionnels du secteur. Et d’autres acteurs comme l’association 60 millions de consommateurs dénoncent “un grand bazar” dû à un objectif quantitatif imposé aux opérateurs, sans standard de qualité.