Un data center d’OVH pris dans les flammes et partiellement détruit

Un data center d’OVH pris dans les flammes et partiellement détruit

Un data center d’OVH a été touché par un incendie important. Aucune victime à déplorer, mais un site partiellement détruit et des perturbations à attendre côté clients.

Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1h00 du matin, un important incendie s’est déclenché dans un data center d’OVH, à Strasbourg, dans le département du Bas-Rhin.

Une centaine de sapeurs-pompiers et 43 véhicules étaient ainsi sur place, rue du bassin de l’Industrie, pour sauver des flammes le site de l’entreprise spécialisée dans les serveurs informatiques. “Des moyens opérationnels sont également mobilisés par les autorités allemandes”, a souligné de son côté la préfecture.

Aucune victime, mais un site partiellement détruit

Le feu a été maîtrisé dans la matinée. “Grâce à une forte mobilisation des pompiers, le sinistre sur le site a été circonscrit”, a en effet annoncé la préfecture. Aucune victime n’est d’ailleurs à déplorer.

Concernant les dégâts matériels dans le bâtiment de quatre étages, Octave Klaba, fondateur d’OVHcloud, a indiqué : “Le feu a détruit SBG2. Une partie de SBG1 est détruite. Les pompiers protègent actuellement SBG3. Pas d’impact sur SBG4”.

Michel Paulin, PDG d’OVH, a de son côté fait savoir que la situation est désormais sous contrôle, et confirmé les énormes dégâts au niveau de SBG1 et SBG2. Il a également indiqué la préparation d’un “plan de restauration de l’énergie et du réseau .

L’incendie risque d’engendrer de nombreux dysfonctionnements, OVH hébergeant en effet deux tiers de l’Internet français. Plusieurs entreprises clients ont d’ailleurs affiché leurs craintes concernant la perte potentielle de données.

Pas de fumées toxiques

Dans son communiqué, la préfecture indique que “le site n’est pas classé Seveso”, en référence aux importantes fumées qui pouvaient laissent craindre une pollution toxique.

Un classement Seveso indique pour rappel un site présentant des risques majeurs et nécessitant un haut niveau de prévention. Le terme vient d’ailleurs du nom d’une ville au nord de l’Italie ayant connu un accident industriel le 10 juillet 1976. L’explosion d’une usine chimique s’était traduite par un nuage d’herbicide contenant de la soude caustique et de la dioxine.