Free Mobile : une antenne-relais n’inquiète pas à cause des ondes, mais en raison de la 5G

Free Mobile : une antenne-relais n’inquiète pas à cause des ondes, mais en raison de la 5G

Cette antenne-relais Free n’est pas la bienvenue. Non pas à cause des ondes, mais de la 5G. Sans oublier la pollution visuelle qui met d’accord riverains et élus.

Rendez-vous à Saint-Juéry, commune du département du Tarn, en région Occitanie, où une antenne-relais devant servir à la 4G et à la 5G de Free n’emballe ni les habitants ni la mairie. Elle doit plus précisément s’installer route de Villefranche, sur le site d’une casse automobile, en avril 2021.

La pollution visuelle

Riverains et élus s’accordent sur un point : la pollution visuelle, en raison d’une hauteur de 30 mètres qui rendra l’équipement visiblement de très loin.

“On comprend le déploiement, mais on ne peut pas accepter une antenne de 30 mètres à l’entrée du village. Le conseil municipal s’y est formellement opposé. Nous l’avons fait savoir à Casse-Auto, qui doit l’accueillir. Il faut trouver une alternative”, a indiqué David Donnez, maire de Saint-Juéry.

“De Saint-Grégoire (NDRL : à 7 kilomètres de là), on verra l’antenne. Il va vraiment y avoir une pollution visuelle”, soulignent de leur côté les habitants.

La 5G

“Ce n’est pas ça que nous mettons en avant”, ajoutent par ailleurs les habitants à propos des ondes souvent évoquées dans ce genre de frictions, tout en pointant du doigt la 5G que permettra de proposer l’équipement et réclamant ainsi un moratoire en attendant des études sur les risques sanitaires et environnementaux. “Nous ne sommes pas forcément contre, mais à quoi ça sert réellement. Est-ce que cela ne va pas entraîner des dérives ?”, s’interrogent-ils.

Sans oublier d’évoquer la perte de valeur pour l’immobilier aux alentours. Et d’ajouter que Saint-Juery ne se trouve pas dans une zone blanche et qu’il n’y a par conséquent pas d’urgence.

Élus et riverains prêts à passer au niveau supérieur

“Nous avons appris le projet par hasard. Il date de deux ou trois mois”, déplorent en outre les opposants qui se cantonnent pour l’instant à une tractation et une pétition. “On demande un moratoire. S’il n’y a pas de réponse, on passera au niveau supérieur”, indiquent-t-ils. Même son de cloche du côté de la mairie qui manifeste son intention de ne pas en rester là si le projet gardait le même cap.

Source : La Dépêche