5G : Orange, Free, Bouygues et SFR opèrent des modifications sur des sites, l’ANFR fait le point

5G : Orange, Free, Bouygues et SFR opèrent des modifications sur des sites, l’ANFR fait le point

Les opérateurs ont fait des demandes pour des modifications au niveau de leurs sites d’antennes, avec en toile de fond le lancement de la téléphonie mobile de cinquième génération. L’ANFR apporte des éclairages autour de celles-ci.

Sur fond de conférence citoyenne pour la mise à jour d’une charte signée avec la ville depuis 2003, les opérateurs n’ont pas encore activé la 5G à Paris. Pourtant, ils sont prêts à appuyer sur le bouton, prêts à ouvrir les vannes. En attestent les demandes de modifications constatées par nos confrères du Parisien pour 883 des 1 965 sites d’antennes que compte la capitale. Mais de quelle nature sont lesdites modifications ? Interrogé par Univers Freebox, l’ANFR apporte quelques éclairages à ce sujet. “Cela dépend des bandes de fréquences“, indique tout d’abord le gendarme des ondes.

Le cas de la bande 3,5 GHz

Le premier cas concerne les sites exploitant la bande 3,5 GHz, pour laquelle les opérateurs ont récemment obtenu du spectre lors d’enchères. “Le changement est plus important, puisqu’il faut installer de nouvelles antennes sur les toits. Il faut toutefois noter que, pour tous les sites que nous avons déjà autorisés, ce sont des sites déjà existants qui sont ainsi dotés de nouvelles antennes”, indique l’ANFR. Le gendarme des ondes précise que la puissance maximale dans la bande 3,5 GHz est donnée au moment de la demande d’autorisation. “Il faut aussi, bien sûr, installer en sous-sol l’électronique pour pouvoir produire le signal 5G”, ajoute l’autorité administrative. Ces travaux plus importants et la nécessité d’attendre la fin des enchères de l’Arcep expliquent, selon l’ANFR, que “les autorisations en bande 3,5 GHz sont pour l’instant moins nombreuses que les autorisations dans les autres bandes de fréquences”.

Celui des bandes 700 et 2 100 MHz

Viennent ensuite les sites utilisant les bandes déjà affectées pour les précédentes générations de téléphonie mobile, à savoir la 700 et la 2 100 MHz. “Il n’y a en général pas de changement de matériel sur les toits (mêmes panneaux rayonnants) ni ajustement de la puissance d’émission”, explique l’ANFR. Selon l’autorité administrative, “il peut y avoir une mise à niveau dans les locaux techniques des sous-sols des immeubles : rajout de cartes électroniques, ajustement du débit du raccordement de l’antenne”.

L’ANFR souligne être “uniquement saisie de ce qui peut influer sur les caractéristiques radioélectriques de l’antenne au moment de la demande d’autorisation”. Et d’ajouter : “Nous sommes donc le plus souvent informés que ce site, qui existait déjà en 3G ou 4G, va, sur les mêmes bandes, moduler le signal selon le protocole 5G. Si la puissance d’émission change, nous en sommes bien sûr informés”.