Haine en ligne : Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom sommés de bloquer un site négationniste

Haine en ligne : Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom sommés de bloquer un site négationniste

Le tribunal judiciaire de Paris ordonne le blocage du site didi18edition.com pour contenus haineux et négationnistes.

La justice française a tranché. Par une décision rendue le 17 avril 2026, le président du tribunal judiciaire de Paris a ordonné aux principaux fournisseurs d’accès à internet, dont Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom, de bloquer l’accès au site didi18edition.com depuis le territoire français. En cause : la diffusion de contenus jugés particulièrement graves, relevant notamment de l’apologie de crimes contre l’humanité, du négationnisme et de l’incitation à la haine raciale.

Saisi par le ministère public, via le Pôle national de lutte contre la haine en ligne, le tribunal a estimé que le site était entièrement dédié à la promotion d’ouvrages et de publications à caractère antisémite. Les contenus relevés mettent en avant des thèses révisionnistes, contestent la réalité de la Shoah et présentent des propos visant explicitement la communauté juive, qualifiée à plusieurs reprises en des termes injurieux et haineux.

Face à l’impossibilité d’identifier clairement les responsables du site, hébergé à l’étranger et dépourvu de mentions légales, la justice a jugé nécessaire d’agir directement auprès des opérateurs. Ces derniers, bien que simples intermédiaires techniques, sont en mesure d’empêcher l’accès au site et doivent, à ce titre, contribuer à faire cesser le dommage.

Le tribunal a considéré que la mesure de blocage était à la fois nécessaire et proportionnée, compte tenu de la gravité des contenus et de leur diffusion libre auprès du public. Les opérateurs disposent d’un délai de quinze jours pour mettre en place les dispositifs techniques nécessaires, à leurs frais.

Cette mesure restera en vigueur tant que le site continuera de diffuser des contenus illicites. Elle pourra être levée en cas de disparition du site ou de suppression des contenus incriminés, sur demande ou avec l’accord du procureur de la République. Enfin, la décision prévoit également la possibilité pour l’autorité administrative d’étendre ce blocage à d’éventuels sites miroirs reprenant les mêmes contenus, afin de garantir l’effectivité du dispositif dans le temps.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox