Alors que la fin programmée de la 2G et de la 3G suscite de vives critiques, l’Arcep rappelle qu’elle ne dispose d’aucun levier juridique pour intervenir sur un calendrier décidé par les opérateurs.
Alors que l’extinction progressive des réseaux 2G et 3G inquiète particuliers et professionnels, l’Arcep se retrouve en première ligne des critiques. Pourtant, le régulateur le reconnaît lui-même : il ne dispose d’aucun levier juridique pour intervenir sur le calendrier fixé par les opérateurs.
La présidente de l’Autorité, Laure de La Raudière, rappelle auprès de BFMTV que cette feuille de route n’a pas été définie par l’Arcep, contrairement à la fin du réseau cuivre. « Sur la fin du réseau 2G et 3G, l’Arcep n’a pas de levier juridique pour intervenir », explique-t-elle, soulignant qu’elle ne peut ni imposer un report ni contraindre les opérateurs à modifier leurs plans.
L’Arcep a néanmoins publié un observatoire afin de suivre l’évolution du parc concerné, estimé à 2,7 millions de cartes SIM. Un chiffre à relativiser selon la présidente : « On compte le nombre de cartes Sim, mais on ne sait pas lesquelles sont encore utilisées et pourquoi. Est-ce que ce sont des cartes oubliées dans un placard, des boîtiers d’alarme ou des ascenseurs… » Elle rappelle aussi que des pays comparables comme l’Allemagne ou la Suède ont déjà procédé à cette extinction sans difficulté majeure.
Malgré cet outil de suivi, le régulateur constate que la transition avance lentement. En six mois, la baisse du nombre de terminaux d’usagers concernés n’a été que de 4 %. « Ce n’est quand même pas beaucoup », admet Laure de La Raudière, tout en estimant qu’une partie de ce parc pourrait ne jamais poser de problème concret.
Face à la mobilisation de certains secteurs professionnels, notamment les ascensoristes, l’Arcep souligne que les acteurs concernés ont bénéficié d’un délai de prévenance de trois ans. Pour le régulateur, les tensions actuelles relèveraient davantage de contraintes économiques que d’un manque de temps ou de faisabilité technique. Faute de pouvoir contraindre, l’Arcep se limite donc à un rôle d’observateur et d’alerte, laissant aux opérateurs et aux acteurs concernés la responsabilité d’assurer une transition sans rupture pour les usagers.
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