Pour Orange, SFR et consorts, les investissements des opérateurs sont menacés par un cadre fiscal trop strict.
La Fédération Française des Télécoms (FFT), regroupant de nombreux opérateurs dont Orange, SFR et Bouygues (mais pas Free), tire la sonnette d’alarme. Dans son étude annuelle intitulée « Économie des télécoms », publiée récemment, elle appelle à la mise en place d’un cadre fiscal plus équilibré, estimant que la pression actuelle pourrait freiner durablement les investissements des opérateurs en France. Une demande assez fréquente des opérateurs.
Selon la fédération, la fiscalité qui pèse aujourd’hui sur le secteur remet en question la capacité des opérateurs à maintenir leurs efforts d’investissement sur la période 2026-2030. Ces investissements sont pourtant évalués entre 10 et 14 milliards d’euros par an, un niveau jugé indispensable pour poursuivre le déploiement et la modernisation des réseaux.
Chaque année, les opérateurs télécoms investissent près de 10 milliards d’euros, principalement dans le déploiement de la fibre optique et le développement des réseaux mobiles 4G et 5G. Entre 2015 et 2024, ces investissements cumulés atteignent 117 milliards d’euros, dont 12,2 milliards pour la seule année 2024. Cela représente 19 % du chiffre d’affaires des quatre grands opérateurs nationaux.
Rapporté à la population, l’investissement atteint 119 euros par habitant en 2024, l’un des niveaux les plus élevés en Europe. La FFT souligne que cet effort est supérieur à celui observé dans d’autres secteurs stratégiques comme l’énergie ou le ferroviaire, et ce alors même que les prix des télécommunications ont fortement baissé pour les consommateurs au cours des dernières années.
La fédération pointe du doigt une fiscalité qu’elle estime de plus en plus lourde, en particulier la fiscalité spécifique au secteur des télécoms. Celle-ci a représenté près de 1,7 milliard d’euros en 2024, soit plus de la moitié des impôts acquittés par les opérateurs, avec une progression annuelle de 4 %.
La FFT s’étonne également du déséquilibre entre les contributions et le poids économique réel du secteur. Les opérateurs supporteraient environ 70 % des recettes fiscales du numérique, alors qu’ils ne génèrent que 40 % des revenus du secteur et assurent 57 % des investissements. À titre de comparaison, la taxe sur les services numériques reste deux fois inférieure à la fiscalité spécifique appliquée aux télécoms.
Face à ce constat, la Fédération Française des Télécoms plaide pour une réduction de la fiscalité sectorielle, une meilleure prévisibilité réglementaire et une rémunération plus juste des réseaux. Selon elle, ces conditions sont nécessaires pour garantir la poursuite des investissements, indispensables à la transition numérique du pays et à la compétitivité de la France sur le long terme.
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