Free autorisé à prolonger l’itinérance 2G/3G sur le réseau d’Orange : SFR et Bouygues Telecom sont furax

Free autorisé à prolonger l’itinérance 2G/3G sur le réseau d’Orange : SFR et Bouygues Telecom sont furax

Une itinérance qui a du mal à passer.

Nous vous rapportions samedi que l’Arcep avait autorisé Free et Orange à prolonger leur contrat d’itinérance de 2 ans, soit fin 2022 au lieu de fin 2020. Cette validation de l’autorité des télécoms n’est pas du goût des concurrents des deux autres protagonistes à savoir SFR et Bouygues Telecom.

Dans Les Echos, Bouygues Télécom s’étrangle : « En Europe, aucun opérateur […] n’a bénéficié d’une itinérance aussi longue ». Idem pour SFR qui estime que “cet accord va donner « un avantage concurrentiel inacceptable » à son rival alors même qu’il n’est «  que l’aveu d’un manque criant d’investissements de Free  ». « L’Arcep ne prend pas en compte le marché mais uniquement l’intérêt de Free »

Free et Orange avait demandé cette prolongation à l’Arcep au printemps dernier. Tout d’abord parce que Free ne dispose pas de réseau 2G et qu’il ne peut pas perdre les abonnés qui n’utilisent encore que cette technologie. L’autre raison avancée par Free sont les ” objectifs de couverture dans les campagnes qui ont, selon lui, significativement augmenté ces dernières années” indiquent Les Echos

L’ARCEP défend sa position en indiquant que « c’est vrai qu’on est en train de changer d’échelle avec le New Deal, rappelle Sébastien Soriano. Désormais, le réseau d’un opérateur, ça sera entre 25.000 et 30.000 sites, contre 15.000 à 20.000 auparavant ».

Mais cela ne suffit pas à calmer SFR et Bouygues qui estiment que les abonnés 2G sont très minoritaires chez Free, dont les 2/3 sont déjà en 4G. Surtout, Free a largement déployé son réseau est a déjà basculé 93% “de ses pylônes actuels en 4G, soit davantage que les autres opérateurs, selon l’Arcep” précisent Les Echos.

Autant d’arguments qui font dire à Bouygues qu’après “8 ans d’activité, Free Mobile n’a plus rien d’un nouvel entrant “. Il s’appuie sur le fait que Free compte plus de 17.600 sites 4G qui lui permettent de couvrir 97 % de la population et même 98 % en 3G. Et SFR de se poser la question : “dans ce contexte la vraie motivation de Free ne serait-elle pas de réduire ses investissements mobiles. L’itinérance coûte moins cher dans ces zones rurales que l’investissement en propre dans un réseau.”

Source :  Les Echos