Iliad met en garde contre un renouvellement des fréquences mobiles qui figerait la concurrence.
Alors que l’Italie s’apprête à opérer un renouvellement de fréquences mobiles, Iliad hausse le ton. Son directeur général, Benedetto Levi, a mis en garde contre le risque d’une procédure qui conforterait les positions dominantes existantes, au détriment d’une concurrence réellement équitable.
« Il est important de ne pas figer les positions acquises avec un simple renouvellement, mais de créer les conditions d’une concurrence loyale qui soutienne les investissements dans la qualité et l’innovation », a déclaré Levi lors d’un événement organisé par Ericsson à Milan. L’avertissement intervient alors que se prépare le renouvellement des licences mobiles arrivant à échéance fin 2029 , une échéance que le secteur surnomme déjà le “Big Bang” des télécoms italiennes.
À cette date, environ 70 % du spectre actuellement utilisé pour les services mobiles devra être redistribué ou renouvelé. L’Autorité de régulation (Agcom) doit présenter d’ici la fin de l’année sa proposition au ministère de l’Industrie (Mimit), un texte qui définira si les fréquences seront réattribuées ou simplement renouvelées, sous réserve d’engagements d’investissement et d’accès pour les opérateurs moins bien dotés.
Or, sur ce point, Iliad redoute un scénario qui entérinerait les déséquilibres actuels. L’opérateur français, qui ne dispose que de 70 MHz contre 180 pour Tim, 200 pour Fastweb-Vodafone et 250 pour Wind Tre, réclame « des règles claires » et un véritable « terrain de jeu équitable ». L’enjeu, selon le patron d’Iliad, n’est pas seulement de préserver la compétitivité d’Iliad, mais de garantir un marché sain où la qualité de service prime sur la simple survie financière. Si tous les acteurs s’accordent sur la nécessité d’éviter de nouvelles enchères coûteuses, après les 6,5 milliards d’euros dépensés pour la 5G en 2018, Iliad insiste sur la nécessité d’un rééquilibrage du spectre. « Une concurrence équitable profite à tout le monde », martèle Levi, appelant à s’inspirer des exemples européens.
En France, les autorités ont favorisé une répartition équilibrée des fréquences à des coûts raisonnables. En Allemagne, les prolongations ont été limitées pour éviter les distorsions de marché. Et en Espagne, les récentes évolutions du secteur, fusion Orange-MásMóvil et montée en puissance de Digi, ont contribué à redessiner la concurrence sans provoquer de choc financier. À Rome, le gouvernement et l’Agcom cherchent désormais un compromis pour éviter de répéter les erreurs des « enchères monstres » passées. Mais pour Iliad, la priorité est claire : empêcher que le futur renouvellement des fréquences ne fige les avantages historiques des grands opérateurs.
Source : Il sore 24 ore
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