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Faire payer Netflix et autres pour les réseaux : Orange déplore une décision qui “sonne le glas des télécoms” en Europe

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Avec l’abandon du fair share, Orange estime que les télécoms européens se retrouvent livrés à eux même. 

Les opérateurs télécoms européens plaident depuis plusieurs années pour une participation financière des grandes plateformes numériques aux coûts d’infrastructure. Aujourd’hui, une poignée de géants du web concentre près de la moitié du trafic transitant sur leurs réseaux. Des groupes comme Orange, Deutsche Telekom ou Telefonica défendent ce modèle de « fair share », estimant qu’il permettrait de rééquilibrer la charge entre fournisseurs d’accès et grands utilisateurs. L’initiative semblait gagner du terrain en Europe, mais le récent accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis a entériné l’abandon de ce projet.

Un sentiment de perte de souveraineté

Laurentino Lavezzi, Directeur des affaires publiques d’Orange, a vivement réagi à cette décision sur X. Selon lui, la fin des discussions autour de ce financement équitable « sonne le glas des télécoms européens ». Il rappelle que les opérateurs du continent figuraient parmi les leaders mondiaux dans les années 1990, mais que « la régulation européenne, fragmentée et souvent punitive » a affaibli leur position, les réduisant au rôle de simples « tuyaux ».

Lavezzi estime que l’abandon du fair share traduit un double renoncement : non seulement l’Europe ne défend plus ses acteurs industriels, mais elle « abdique aussi une part de sa souveraineté dans les négociations commerciales internationales ». Le dirigeant cite également la Corée du Sud, qui a mis en place un mécanisme similaire de contribution des grandes plateformes. Toutefois, la situation y reste contrastée : si le principe est appliqué, il n’a pas forcément résolu toutes les tensions entre opérateurs et géants du numérique.

Pour Lavezzi, la responsabilité incombe désormais à Bruxelles : « restaurer la compétitivité des télécoms européens » serait une condition essentielle à la souveraineté numérique. Le secteur reste, selon lui, « le socle de l’écosystème digital » du continent.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

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Lucas Musset

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