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Brèves

Coup dur pour Orange, SFR et consorts : faire payer Netflix, Google et compagnie pour les réseaux, c’est mort

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Les opérateurs télécoms européens voient s’éloigner leur revendication phare : Bruxelles a officiellement abandonné le projet de « fair share », qui visait à faire contribuer les géants du numérique au financement des réseaux. Une décision qui laisse Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free seuls face à la lourde facture des infrastructures.

Sous la pression de Washington, Bruxelles a tranché : il n’y aura pas de contribution obligatoire des géants du numérique au financement des réseaux télécoms européens. Dans la déclaration conjointe publiée à l’occasion des accords commerciaux signés jeudi entre l’Union européenne et les États-Unis, la Commission a confirmé noir sur blanc qu’aucun frais d’utilisation du réseau ne serait instauré. Autrement dit, le principe de « fair share », qui consistait à faire payer les grandes plateformes pour l’utilisation massive de la bande passante, est abandonné. Une décision qui sonne comme une douche froide pour les opérateurs télécoms du Vieux Continent, à l’heure où Netflix, Google, Amazon, Meta ou encore Akamai consomment à eux seuls près de 50 % du trafic en France, selon l’Arcep.

Depuis plusieurs années, Orange, SFR, Bouygues Telecom militent pour que ces acteurs contribuent au financement d’infrastructures de plus en plus coûteuses, entre déploiement de la fibre et généralisation de la 5G. Leurs marges étant déjà comprimées par des abonnements low cost et une concurrence féroce, ils voyaient dans le « fair share » un levier essentiel pour rééquilibrer le modèle. La Commission, après avoir esquissé l’idée dans un livre blanc en 2024, ferme désormais la porte à cette option, au grand dam de la Fédération française des télécoms, qui espère encore infléchir le futur Digital Network Act. Les opérateurs craignent de rester seuls face à l’équation économique, quand les géants américains, eux, rappellent qu’ils investissent déjà dans data centers, serveurs de cache et câbles sous-marins. En clair : l’Europe recule, et les espoirs des opérateurs s’éloignent encore.

Source : Les Echos

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

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Lucas Musset

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