Un an après une vague massive de piratage, les liens de streaming illégaux ont été largement contenus pour l’ouverture de la saison de Ligue 1+. La LFP, armée de nouvelles décisions de justice, a renforcé son arsenal, et la chasse aux diffuseurs illégaux pourrait encore se durcir dans les mois à venir.
Vendredi soir, à l’occasion de Rennes-Marseille (1-0), il fallait chercher longtemps pour trouver un flux pirate. Dans les recoins de Telegram, sur X (ex-Twitter) ou dans certains salons Discord, les liens illégaux se faisaient rares. Et quand l’un d’eux parvenait à circuler, il tombait souvent en panne avant même le coup d’envoi. Les rares encore accessibles plafonnaient à 1 000 ou 2 000 spectateurs simultanés. Un chiffre bien loin des 600 000 abonnés revendiqués officiellement par Ligue 1+ après ce premier week-end de diffusion.
Un contraste saisissant avec la saison précédente. Le 16 août 2024, plus de 150 000 internautes avaient suivi clandestinement Le Havre-PSG (1-4) via Telegram, profitant de la colère suscitée par le mouvement #BoycottDAZN et les prix jugés prohibitifs : jusqu’à 39,99 € par mois pour l’offre complète.
En 2025, l’environnement est bien différent. Avec une offre de lancement à 9,99 € par mois (pendant trois mois, avec engagement d’un an), Ligue 1+ a séduit un large public. Dans le même temps, la LFP a musclé sa lutte contre le piratage. « Lors de la première journée, les délais de retrait sur Telegram ont été bien plus rapides que la saison dernière », souligne l’organisation.
Le 10 juillet, le tribunal judiciaire de Paris a d’ailleurs autorisé la Ligue à agir en amont. Désormais, les sites pirates identifiés peuvent être bloqués par les FAI avant même le début des compétitions. « Avant, il fallait constater le préjudice, explique Xavier Spender, délégué général de l’APPS. Désormais, les blocages sont enclenchés avant le coup d’envoi. » Résultat : près de 160 sites ont été neutralisés dès la première journée, contre une cinquantaine seulement un an plus tôt.
La riposte pourrait bientôt franchir une nouvelle étape. Une proposition de loi, adoptée au Sénat en juin et attendue à l’Assemblée d’ici fin 2025, prévoit le blocage en temps réel des adresses IP utilisées par les flux pirates. « Si l’on coupe l’adresse IP en direct, on coupe immédiatement le flux », explique Vincent Helluy, associé chez Forward Global, prestataire de cybersécurité pour la LFP.
En parallèle, les sanctions pénales seraient renforcées : trois ans de prison et 300 000 € d’amende pour les contrevenants. De quoi envoyer un signal fort. « Les supporters ont compris que le piratage avait un impact réel sur leur équipe et leur championnat », conclut Helluy.
Source : L’Equipe
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