Alors que la procédure de sauvegarde chez SFR entre dans une phase décisive, Orange réaffirme son soutien à une concentration du marché télécom et confirme des discussions préliminaires avec d’autres opérateurs. Sa PDG, Christel Heydemann, évoque une possible implication du groupe, dans le respect des contraintes concurrentielles.
Le ton se précise chez Orange. Déjà favorable à une consolidation du marché français des télécoms, l’opérateur historique franchit un nouveau cap. À l’occasion de la présentation des résultats semestriels ce 29 juillet, sa directrice générale, Christel Heydemann, a indiqué lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, rapporte Reuters :
« Je peux confirmer que, la France étant notre premier marché, nous sommes prêts à nous engager et effectivement, il y a des discussions préliminaires entre les opérateurs. »
Des propos qui confirment l’intérêt d’Orange pour une recomposition du paysage télécom, sur fond de vente et de démantèlement progressif de SFR, propriété d’Altice. Le groupe n’écarte plus une participation active, à condition que les conditions réglementaires le permettent.
Cette ouverture s’inscrit dans la continuité des déclarations de Jacques Aschenbroich, président du conseil d’administration d’Orange, début juillet. Lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, il plaidait publiquement pour un retour à trois opérateurs, critiquant la fragmentation actuelle du marché européen :
« Il y a une espèce de dogme, c’est quatre opérateurs. Il y a trois opérateurs aux États-Unis, trois en Chine, quatre en France, et probablement 120 en Europe. Il faut qu’il y ait une concentration. »
Même si Orange se dit prêt à participer à la recomposition du marché, la dirigeante rappelle que l’opérateur reste limité dans ses marges de manœuvre. En mai dernier, elle soulignait que le groupe ne pouvait être « à la manœuvre » dans une telle opération, en raison de son poids sur le marché français.
Les négociations en cours impliquent notamment Free et Bouygues Telecom, qui chercheraient à se partager les actifs de SFR : abonnés, réseau, fibre ou encore clientèle entreprise. Orange pourrait se positionner pour récupérer certains éléments ciblés, dans les limites autorisées par les régulateurs. En parallèle, des acteurs étrangers comme Etisalat (Émirats arabes unis) ou STC (Arabie saoudite) ont également manifesté leur intérêt pour SFR, alimentant l’hypothèse d’un rachat hors de l’écosystème français.
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