Si une coupure générale devait arriver en France, comment les télécoms se préparent-ils ?
Mardi, l’Espagne et le Portugal ont été plongés dans le noir — et avec l’électricité, ce sont aussi les réseaux de télécommunications qui se sont effondrés. Impossible de passer un appel, d’envoyer un message ou de se connecter à Internet. Ce scénario rappelle celui vécu à Mayotte après le cyclone Chido. Pour éviter que ces coupures ne coupent aussi le lien entre les citoyens et les services vitaux, les opérateurs français renforcent leurs dispositifs. Plusieurs solutions sont déjà mise en place, ou envisagées.
Les antennes mobiles disposent de batteries capables d’assurer une autonomie de 30 minutes à 2 heures. Mais pour des coupures longues, cela reste insuffisant. C’est là qu’interviennent les groupes électrogènes, principalement au fioul, qui prennent le relais une fois les batteries déchargées. Leur activation permet de maintenir les cœurs de réseau — véritable colonne vertébrale du trafic Internet — en fonctionnement. Toutefois, à un niveau plus local (notamment pour les équipements OLT qui distribuent la fibre), ces groupes électrogènes sont souvent absents, exposant une partie des foyers à une coupure complète d’Internet. Seuls les sites dits critiques (hôpitaux, sécurité, services d’urgence) sont systématiquement protégés.
La crise de l’hiver 2022, marquée par un risque de délestage lié à l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires, a poussé les opérateurs à travailler de près avec Enedis. Ensemble, ils ont simulé des pannes, testé les batteries et les générateurs, et vérifié les circuits de redémarrage. Une collaboration qui s’est révélée cruciale lors de la tempête Ciarán et plus récemment à Mayotte, où les télécoms ont même aidé à reconstituer la cartographie du réseau électrique local après la perte des serveurs d’Électricité de Mayotte.
Aujourd’hui, la résilience repose trop largement sur la disponibilité de l’électricité. La fibre a beau être enterrée, elle est inutilisable sans alimentation électrique aux deux extrémités. Certains opérateurs appellent donc à un plan d’investissement pour déployer davantage de générateurs, y compris dans des zones résidentielles. Mais les contraintes environnementales et les objectifs de responsabilité sociétale freinent cette approche, notamment l’utilisation du fioul.
Des solutions alternatives sont à l’étude : batteries longue durée, groupes électrogènes hybrides, voire recours ponctuel à des énergies renouvelables couplées à des systèmes de stockage. En cas de crise, un système de coordination existe déjà : un “téléphone rouge” relie les opérateurs, les préfectures, Enedis et le Commissariat aux communications électroniques de défense, placé sous l’autorité du Premier ministre. Ce canal sécurisé permet de centraliser les informations et de coordonner les priorités de redémarrage.
Source : Les Echos
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