Test du Realme 6 : un smartphone avec quelques atouts intéressants sous la barre des 300 euros

Test du Realme 6 : un smartphone avec quelques atouts intéressants sous la barre des 300 euros

La rédaction d’Univers Freebox a reçu plusieurs smartphones Realme, une jeune marque chinoise qui entend marcher sur les plates-bandes d’acteurs comme Xiaomi en proposant elle aussi des configurations intéressantes à prix serré. Après le test du Realme 6 Pro, voici celui-ci du Realme 6. Viendront plus tard ceux des Realme 6i et Realme C3.

Avant de passer au test, voici un rappel des principales caractéristiques du Realme 6, qui s’affiche à moins de 300 euros et dont un exemplaire nous a été prêté par la marque :

 


Fiche technique du Realme 6 : les caractéristiques


-   Processeur : octa-core jusqu’à 2,05 GHz (chipset Helio G90T)

-   Mémoire vive : 4, 6 ou 8 Go en LPDDR4x (nous avons eu 8 Go)


-   Écran : dalle IPS 6,5 pouces avec une définition FHD+ (2 400 x 1 080 pixels) en 90 Hz

-   Audio : son sortant de la tranche inférieure

-   Stockage : 64 ou 128 Go (nous avons eu 128 Go) en UFS 2.1 (extensible, grâce à un slot MicroSD dédié)


-   Deux logements Nano-SIM accessibles depuis un tiroir de la tranche gauche

-   Compatibilité 4G : support des bandes B1/B2/B3/B4/B5/B7/B8/B20/B28

-   Compatibilité 5G : non


-   Quadruple capteur photo au dos (organisation en ligne) : 64 + 8 + 2 + 2 Mégapixels (principal + ultra grand-angle 119 degrés + portrait + macro)

-   Capteur photo à l’avant : 16 Mégapixels dans un poinçon excentré


-   Prise casque 3,5 millimètres : oui (tranche inférieure)

-   Connectique de charge : USB-C (dans la tranche inférieure)

-   Support Wi-Fi : 802.11 a/b/g/n/ac

-   Connectivité Bluetooth : version 5.0

-   Support NFC : oui


-   Batterie : 4 300 mAh non amovible

-   Recharge filaire : support de la charge 30 Watts (bloc inclus dans la boîte)

-   Recharge sans-fil : non


-   Système d’exploitation : Android 10 avec l’interface Realme UI


-   Solutions de déverrouillage : reconnaissance faciale avec le capteur photo frontal ou lecteur d’empreintes digitales sur la tranche droite

-   Patchs de sécurité installés durant notre test : juillet 2020


 

Un smartphone agréable à regarder, sauf quand…

 

Le Realme 6 suit la tendance actuelle du poinçon pour intégrer le capteur photo avant. Il ne se démarque ainsi pas beaucoup.

Même constat au dos, avec la multiplication des capteurs photo. Il y en a d’ailleurs quatre ici, alignés verticalement à gauche. L’aspect changeant en fonction de l’angle de vue fait toujours son petit effet (mais se voit un peu moins avec la coque de protection fournie). Gare aux traces de doigt, par contre. Le dos du smartphone a tendance à bien les retenir.

En ce qui concerne la prise en main, elle est plutôt bonne. Comme souvent, il pourra y avoir une petite gêne, avec le bloc photo arrière protubérant qui tombe sous l’index en mode paysage pour le jeu ou la vidéo et rend instable le smartphone posé sur le dos. Cela est fort heureusement atténué avec la coque de protection.

 

Pas d’encoche, mais pas de stéréo non plus

 

Comme le Realme 6 Pro testé précédemment, le Realme 6 évite l’encoche, grâce à un poinçon pour accueillir le capteur à selfies. Il n’en a en revanche qu’un seul, qui produit des clichés en 16 Mégapixels.

Notez que l’écran offre un taux de rafraîchissement en 90 Hz, ce qui apportera de la fluidité dans le défilement sur les réseaux sociaux et les jeux. On peut d’ailleurs choisir de l’activer, ou de revenir aux classiques 60 Hz, depuis les paramètres.

Côté son, on a quelque chose d’assez puissant et suffisant pour regarder une vidéo ou jouer sans recours à l’enceinte Bluetooth. Pas de stéréo, en revanche. Mais surtout, nous avons constaté une sur-représentation des aigus pas forcément agréable lors d’une écoute prolongée et à fort volume. Dommage.

Le mini-jack répond présent pour le branchement des écouteurs ou d’un casque en filaire. La connectique se trouve dans la tranche inférieure.

 

Pas de grandes prétentions en photo

 

Alors oui, le Realme 6 présente quatre capteurs au dos pour offrir une certaine polyvalence en photo. Nous avons en revanche trouvé les clichés un peu décevants au niveau de la gestion de la luminosité, des couleurs et des détails. Cela dit, nous n’attendions pas de l’excellence sous la barre des 300 euros. Même constat avec le module photo avant.

Des photos en extérieur à la campagne et en milieu urbain, puis leurs versions ultra grand-angle :

Des photos avec du flou d’arrière-plan :

Des photos en mode macro (menu Plus/Ultra-Macro dans l’appli photo) :

Un selfie en extérieur :

Des photos de nuit, avec leurs versions corrigées par le mode dédié :

La compatibilité B28 est là

 

Le smartphone Realme 6 supporte la 4G 700 MHz, autrement appelée B28. Un bon point pour les abonnés Free Mobile.

Ci-dessous, les débits obtenus en intérieur, avec le réseau Free Mobile :

Puis en extérieur :

Notez que le smartphone propose la gestion dual-SIM, sans avoir à sacrifier la possibilité d’extension du stockage interne. En effet, on dispose d’un emplacement dédié pour la carte MicroSD. Un bon point qui méritait d’être souligné.

 

En multimédia, c’est un peu chaud

 

Durant nos séances de multimédia, le smartphone ne tardait pas à chauffer (y compris à la fraîche le soir et sans la coque de protection). Notable au niveau dans la partie supérieure du dos, la chauffe n’avait rien d’alarmant, mais la sensation au niveau de la main n’était pas forcément agréable non plus. Avec un chipset Helio G90T pensé pour le jeu mobile et une mémoire vive 8 Go (dans notre cas), les titres Asphalt 9 et Call of Duty Mobile se chargeaient rapidement et tournaient sans problème particulier.

Dans AnTuTu, le Realme 6 se retrouve un peu au-dessus du Galaxy S9, un ancien modèle haut de gamme de 2018. Disk Speed indique de son côté 221 Mo/s en écriture et 379 Mo/s en lecture pour le stockage interne. À défaut d’être bluffant dans les chiffres, c’est assez confortable à l’usage.

 

Les deux jours d’autonomie sans se restreindre et une charge rapide

 

Évidemment, l’autonomie variera en fonction de vos usages. Durant notre semaine de test, nous tenions facilement la journée et demie avec des usages variés. Ci-dessous, deux exemples d’utilisation.

(1er cas) : Départ à 16h37 avec 100 % et arrivée le surlendemain à 11h33 avec 20 %

-  40 minutes de YouTube avec le son du smartphone

-  1 heure et 10 minutes de YouTube avec les écouteurs filaires

-  40 minutes de streaming audio avec le son du smartphone

-  15 minutes de jeu avec les écouteurs filaires

-  Consultation et alertes Gmail / Twitter

-  Surf sur Internet

-  Deux appels courts

-  Plusieurs SMS

-  Photos

-  10 téléchargements d’applications, dont 3 gros

-  2 mises à jour d’applications

-  Deux mises à jour système de 319 Mo et 3,08 Go

-  Tests de débit

-  Benchmarks

-  Manipulations et captures

(2e cas) : Départ à 12h23 avec 100 % et arrivée le surlendemain à 15h25 avec 10 % :

-  55 minutes de jeu avec le son du smartphone

-  15 minutes de YouTube avec le son du smartphone du smartphone

-  20 minutes de YouTube avec les écouteurs filaires

-  30 minutes de streaming audio avec le son du smartphone

-  Consultation et alertes Gmail / Twitter

-  Surf sur Internet

-  Plusieurs SMS

-  Photos

-  2 téléchargements d’applications

-  Tests de débit

Avec son smartphone, Realme propose de la charge 30 Watts (5V/6A) via l’USB-C et fournit le chargeur adéquat dans la boîte. On peut ainsi faire le plein sans y passer des heures ou envisager une petite charge express au cas où.

Ci-dessous, un suivi de charge :

-  11h34 : 20 %

-  11h39 : 30 %

-  11h44 : 39 %

-  11h49 : 47 %

-  11h54 : 55 %

-  11h59 : 63 %

-  12h04 : 72 %

-  12h09 : 82 %

-  12h14 : 89 %

-  12h19 : 96 %

-  12h23 : 100 %
 

 

Une interface Realme UI basée sur Android 10 très complète

 

L’interface Realme UI fournie repose sur Android 10. Elle contient quelques applications préinstallées dans le cadre de partenariats commerciaux, dont Yandex, Facebook et Opera. On peut les désinstaller.

Assez complète (même un peu trop, au point qu’on s’y perd un peu dans les nombreux réglages), la partie logicielle propose quelques fonctions pratiques, dont :

-   La possibilité d’avoir ou non le tiroir d’applications

-   L’affichage multifenêtres grâce à la fonction écran “Écran scindé” dans le gestionnaire multitâche

-   Le mode sombre

-   La barre latérale pour ajouter des raccourcis vers des fonctions ou applications favorites

-   La gestion des gestes sur l’écran allumé (capture d’écran à trois doigts, par exemple), mais aussi éteint (un V pour allumer la lampe-torche ou un O pour lancer l’application photo, par exemple)

Mis à jour à plusieurs reprises durant notre test, notre exemplaire dispose ainsi des patchs du mois de juillet 2020 au moment de la rédaction de ce test. Pas les derniers, mais presque.

Enfin, aucun souci avec la reconnaissance faciale ou le lecteur d’empreintes digitales sur la tranche. Les deux solutions de déverrouillage ont toujours fonctionné à merveille, en plus d’être rapides.

 


VERDICT

Si la marque ne rend pas une copie parfaite avec son Realme 6, elle présente en revanche une copie très intéressante. On peut regretter l’absence d’un écran AMOLED, la qualité audio moyenne et la partie photo sans grandes prétentions, tout en se rappelant le positionnement tarifaire. Mais on peut également souligner la fluidité de l’écran, les bonnes performances en multimédia, la bonne autonomie, la charge rapide et l’interface logicielle complète. Le constructeur n’est pas pingre en accessoires, fournissant le chargeur adéquat et une coque de protection, contrairement à d’autres. Cerise sur le gâteau pour les abonnés Free Mobile, la B28 est supportée.