Opposition face à une antenne-relais : la justice permet à Free de poursuivre ses travaux

Opposition face à une antenne-relais : la justice permet à Free de poursuivre ses travaux

Saisie par une riveraine, la justice administrative permet à Free de terminer les travaux pour l’installation de son antenne-relais. Mais la partie n’est pas encore terminée. 

Mi-juin, nous vous rapportions l’opposition face à l’arrivée d’une antenne-relais 4G à Saint-Honoré-les-Bains, dans le département de la Nièvre. La famille de Puybaudet refusait en effet l’implantation d’un pylône de 42 mètres de haut à proximité de son habitation. Face au refus du maire de changer le lieu d’implantation et à la signature de l’arrêté municipal autorisant les travaux, elle avait alors décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif de Dijon. 

Fin juillet, la demande en référé demandant la suspension des travaux a été rejetée au motif que ceux-ci étaient déjà bien avancés et que l’antenne pourrait être démontée si nécessaire. Le tribunal permet ainsi à Free de terminer ses travaux, en attendant un jugement sur le fond. 

Une bataille pas encore terminée

La bataille n’est donc pas terminée pour la famille de Puybaudet, dont l’avocat Me Anthony Thiers note l’installation dans une zone naturelle, alors que celle-ci était initialement prévue sur le terrain de camping de la commune. Un changement qui aurait, selon lui, pour explication des “intérêts particuliers” plutôt que “l’intérêt général”“Le propriétaire du château, Guy d’Espeuilles (NDRL : celui qui loue la parcelle de terrain à Free), a considéré que cela nuisait à sa vue et ce projet a été abandonné sous sa pression”, souligne-t-il.

L’avocat reproche aussi la désinterprétation du plan local d’urbanisme, avec un terrain où “sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol qui ne sont pas nécessaires au service public ou d’intérêt collectif et à la gestion et à la sauvegarde des sites, milieux naturels et paysages”. Il se demande ainsi “en quoi une antenne-relais participerait-elle à la préservation de cette zone ?”.

Enfin, l’avocat déplore l’absence d’étude à propos d’une possible mutualisation qui peut éviter “la prolifération des antennes”.

Source : Le Journal Du Centre