Ayant échoué en justice, les opposants à une antenne Free s’adressent à la ministre

Ayant échoué en justice, les opposants à une antenne Free s’adressent à la ministre

Les opposants à l’installation d’une antenne-relais de Free n’ont pas réussi par la voie judiciaire. Ils se tournent déjà vers la Ministre de la Santé.

Tout a commencé en mars 2019, lorsque des habitants de La Hoguette, dans le Calvados, en Normandie, ont appris que la mairie avait validé l’installation d’une antenne-relais de Free, ce qui se traduira par un pylône de plus de 30 mètres de haut. Ils ont alors formé un collectif et porté l’affaire devant les tribunaux. 

Sabrina Caillaud, habitante de la route d’Argentan, à La Hoguette, ne cache pas son exaspération avec une affaire qui dure depuis près d’un an : “On n’en peut plus. On n’en voit plus le bout”. Et d’expliquer que la partie adverse s’est empressée d’envoyer les avocats, alors que les opposants n’avaient “pas les moyens de prendre un avocat, alors payer ces sommes, c’était hors de question”. Elle fait référence aux sommes réclamées par les avocats : “Nous étions convoqués au tribunal le 30 juillet. Le 27, nous avons reçu le mémoire de défense de la mairie qui réfutait tous nos arguments. Leur avocat réclamait même 800 € à chacun de nos foyers, pour rembourser les frais de justice. Quant à Free, c’était encore plus exorbitant : 5 000 € au total”.

De son côté, Sylvie Grenier, maire de La Hoguette, rappelle qu’elle doit composer entre les attentes de l’État et les propositions de l’opérateur : “L’État veut de moins en moins de zones blanches sur le territoire. C’est une obligation de couvrir les routes en réseaux, surtout quand on a l’autoroute et la départementale qui passent toutes deux à proximité. Concernant l’emplacement de l’antenne, Free nous a fait une proposition pour ce terrain qui correspondait au mieux à leur maillage”. Elle indique avoir confiance en l’expertise de l’opérateur : “L’opérateur connaît son travail. Je me dis que le cadre juridique au niveau de la santé doit être carré et qu’ils vérifient quand même les ondes que cela pourrait provoquer avant l’installation”.

N’ayant pas avancé par la voie judiciaire, le collectif s’adresse à présent à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, à propos “des ondes électromagnétiques” dont les personnes pourraient être victimes “avec cette installation”. Celui-ci a d’ailleurs obtenu la réponse du cabinet de la ministre qui parle d’“un examen attentif” du dossier. “On ne lâche rien”, a indiqué le collectif.

Source : Ouest France