Xavier Niel : feu vert définitif pour le rachat de Nice-Matin

Xavier Niel : feu vert définitif pour le rachat de Nice-Matin

Fin du feuilleton autour du rachat de Nice-Matin. L’Autorité de la Concurrence autorise sans engagements Xavier Niel à prendre le contrôle du quotidien régional.

Après être entrés en négociation exclusive l’année dernière avec Nethys en vue de reprendre une part majoritaire des 34% détenus par le groupe belge dans le journal Nice-Matin, Xavier Niel et sa holding NJJ ( Le Monde, L’Obs) ont par la suite eu le champs libre après le retrait surprise du milliardaire franco-libanais Iskandar Safa alors en course pour racheter le solde des 66 % détenus par les salariés actionnaires du journal. 

Ce lundi 20 janvier, une dernière étape a été franchie. L’Autorité de la concurrence a autorisé le fondateur de Free et NJJ qu’il détient à 100% à prendre le contrôle exclusif du groupe de presse, lequel édite les titres Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin.

Après examen, l’autorité administrative indépendante française chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles a notamment constaté aucun chevauchement d’activité en ce qui concerne la presse écrite. 

“Compte tenu des différences de nature qui existent entre les différents titres édités par GNM (titres de presse quotidienne régionale) et NJJ (titres de presse quotidienne nationale et magazines), l’opération ne donne lieu à aucun chevauchement d’activité dans le secteur de la presse écrite”, a tranché l’Autorité.

En revanche, l’opération donne lieu à “des chevauchements d’activités très limités sur les marchés de l’exploitation de sites éditoriaux en ligne et de la vente d’espaces publicitaires en ligne”. Mais compte tenu de différences très marquées entre les lectorats de ces différents journaux et la faible diffusion payante des titres édités par NJJ dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes, l’Autorité a écarté tout risque de vente liée.

La holding de Xavier Niel s’est engagée à conserver le contrôle de Nice-Matin pendant cinq ans, tout en promettant d’investir plus de 50 millions d’euros.