Iliad intéressé par une partie des actifs de Telecom Italia ?

Iliad intéressé par une partie des actifs de Telecom Italia ?

Après l’échec Vodafone, Iliad pourrait repartir à l’abordage avec Apax. Telecom Italia serait dans le viseur.

L’intérêt croissant des fonds d’investissement pour les actifs de Tim ne manquent pas en Italie. Selon le quotidien Il Sole 24 Ore, Apax s’intéresse à la reprise de certains actifs de l’opérateur italien, un intérêt venant s’ajouter à celui de CVC et d’une éventuelle OPA de KKR.

“Alors que les chances d’une offre de KKR ont diminué, la perspective d’opérations sur des actifs spécifiques de Tim occupe le devant de la scène”, notent aujourd’hui les analystes de Banca Akros. Apax apparaît aujourd’hui la candidature la plus crédible, la société d’investissement spécialisé pourrait faire équipe une nouvelle fois avec Iliad après une offre 100% cash à 11 milliards d’euros, refusée récemment par Vodafone Italia.

Néanmoins, “compte tenu de la rivalité historique entre Iliad et Vivendi en France, nous doutons que Vivendi puisse soutenir une offre d’Apax-Iliad à moins que sa stratégie sur Tim ne vise à monétiser la participation et à sortir du groupe”, estiment par ailleurs les analystes. Actionnaire principal à hauteur de 23,75%, le groupe de Vincent Bolloré, maison-mère de Canal+, est entré au capital de l’opérateur italien en 2015. La même année,  Xavier Niel avait acquis pour 225 millions d’euros d’options susceptibles de lui permettre de mettre la main sur 15,1% de Telecom Italia avant de se désengager moins d’un an plus tard.

En marge de la présentation ses résultats annuels d’Iliad le 22 mars dernier, son directeur général Thomas Reynaud a indiqué rester à l’affût en Italie, l’opérateur se portera candidat en cas de consolidation. Des discussions sont en cours avec WindTre concernant un  éventuel accord sur le déploiement du réseau mobile. Le projet est assez simple : la création d’une société détenue à 50% par Iliad et 50% par WindTre laquelle gérera environ 7000 sites mobiles, notamment dans les zones les plus rurales où il est plus difficile et plus cher de déployer.

 

Source : Il Sole 24 Or