Clin d’oeil : sa fibre arrachée pour la énième fois, un abonné Orange installe son bureau dans un van garé hors zone blanche

Clin d’oeil : sa fibre arrachée pour la énième fois, un abonné Orange installe son bureau dans un van garé hors zone blanche

L’arrachage de fibre de trop. Un conseiller municipal et régional privé pour la cinquième fois d’internet en moins de deux ans, a aménagé un bureau dans un van afin de travailler là où il capte un réseau mobile décent.

Galère 2.0 quand tu nous tiens. S’il profite de la fibre d’Orange dans son village depuis 2020, Éric Oternaud, conseiller municipal et élu régional Europe Ecologie Les Verts (EELV) vivant dans le département du Territoire de Belfort, a été dans l’obligation en février d’user du système D. Victime à répétition de débranchages de sa ligne fibre par des sous-traitants peu scrupuleux, il a décidé le mois dernier à la suite un nouvel arrachage d’improviser un bureau dans un van garé sur le parking de l’Intermaché de la commune de Giromagny. La raison, la majeure partie de son village est située en zone blanche, il lui fallait donc trouver un endroit couvert en 4G.

L’élu ne manque d’ailleurs pas de manifester son mécontentement dans les lignes de L’Est Républicain  :« Une fois, alors qu’ils essayaient d’installer la fibre chez mon voisin, ils se sont trompés et ont tiré sur ma ligne. Ils ont tiré si fort, qu’ils ont fait exploser le boîtier installé chez moi. Alors quand je les ai vus revenir quelques semaines plus tard, je suis allé les voir et le ton est monté », raconte-t-il.

Cette fois, en attendant une nouvelle intervention, Orange lui a offert 200 Go d’internet mobile, de quoi lui permettre de participer aux visioconférences du conseil régional. Dans son van aménagé, il y restera finalement un mois : « Pour ne pas avoir trop froid, je mettais le chauffage à fond le temps du trajet. Ce n’était pas très confortable, mais je ne suis pas le plus à plaindre », plaisante-t-il toutefois. Mais pas de quoi sourire trop longtemps, l’élu a déposé une plainte auprès de l’Arcep et a saisi le médiateur des communications électroniques ainsi que la préfecture. Un technicien est finalement intervenu il y a quelques jours. « J’ai récupéré internet, mais le débit n’est pas aussi rapide qu’avant », constate-il amèrement. Son bureau mobile, il le garde au cas où.