“Les gens savent ce qu’est la 5G, et surtout ce qu’elle n’est pas”, rétorquent les opérateurs face à un collectif

“Les gens savent ce qu’est la 5G, et surtout ce qu’elle n’est pas”, rétorquent les opérateurs face à un collectif

Pas de surveillance massive, pas de fin de l’humanité, pas de risques sanitaires accrus et pas d’explosion de la consommation énergétique. Face aux craintes persistantes vis-à-vis de la 5G, les opérateurs télécoms poursuivent la pédagogie pour expliquer la nouvelle technologie actuellement déployée dans l’Hexagone.

“Les gens savent ce qu’est la 5G, et surtout ce qu’elle n’est pas”, affirme Michel, alors qu’un tract circule dans certaines rues de Courcelles-les-Lens, dans le département du Pas-de-Calais. À l’origine du tract, un collectif réclamant ni plus ni moins que le démantèlement des antennes 5G dans la commune. Pour le directeur général de la Fédération française des télécoms, “il est important d’avoir ce débat et de l’apaiser”. Selon lui, “ça va mieux, on a passé une étape”, faisant référence à une période d’attaques régulières des antennes 5G.

“De nombreuses études démontrent qu’il n’y a pas de danger établi avec la 5G. La radiofréquence existe dans la nature. On y est exposé tous les jours : micro-ondes, TNT, ampoules”, rappelle Orange, face au collectif arguant que les antennes vont “irradier les gens jour et nuit” avec des risques de “cancers, tumeurs au cerveau ou encore Alzheimer”. L’opérateur historique rappelle également le rapport de l’Anses selon lequel il n’y a pas de risques nouveaux pour la santé. Michel Combot souligne que “l’Anses est l’un des organismes les plus stricts au monde”. Autre argument remis sur la table : la consommation énergétique. Ce à quoi Michel Combot rappelle une donnée : “à débit constant, une antenne 5G consomme dix fois moins qu’une 4G”, tout en reconnaissant un autre aspect, le fait “que des problèmes de recyclage persistent”.

“On n’est pas des complotistes”, se défend par ailleurs le collectif, tout en évoquant la surveillance des faits et gestes de la population grâce à des implants sous la peau. “Nous avons un gouvernement élu démocratiquement. On n’est pas dans un pays qui utilise la reconnaissance faciale à des fins sécuritaires, comme ça peut se faire ailleurs. Certains organismes comme la Commission nationale de l’informatique et des libertés y veillent”, rappelle la FFT. Le collectif dénonce “la fin de l’humanité” avec le remplacement des hommes par les robots. “On n’a pas attendu la 5G” rétorquent les opérateurs. “Ce n’est pas dû à la 5G, mais à une transition de la société. Les robots ne détruisent pas les emplois, ils font changer les besoins. Aujourd’hui, il faut des ingénieurs pour les concevoir ou des techniciens pour les entretenir. Ces métiers n’existaient pas avant”, explique Michel Combot.

Source : La Voix du Nord