Orange scelle un accord pour l’installation d’un câble sous-marin de 12 000 km

Orange scelle un accord pour l’installation d’un câble sous-marin de 12 000 km

Orange poursuit ses investissements dans les câbles sous-marins. Ayant participé à plus de 40 projets à ce jour, l’opérateur vient en effet de signer un accord pour le déploiement d’un câble sous-marin reliant l’Europe et l’Asie, en passant par l’Afrique de l’Est.

Le projet rassemblant Orange, PCCW Global et PEACE autour de l’installation du câble sous-marin PEACE (Pakistan and East Africa Connecting Europe) reliant l’Europe et l’Asie, en passant par l’Afrique de l’Est, avait été annoncé en novembre 2018, à l’occasion de l’événement Capacity Europe. Il vient d’être scellé par la signature d’un accord officialisé au salon international Submarine Networks World de Singapour.

En 2021, ce câble sous-marin de 12 000 kilomètres reliera “la France au Pakistan, à travers un unique point d’atterrissage dans la ville de Marseille, en passant par la route Europe-Asie, et la ville de Mombasa au Kenya, via un tracé court vers l’océan Indien”. Un projet d’extension jusqu’en Afrique du Sud amènera par la suite sa longueur totale à 15 000 kilomètres.

Dans le cadre de cet accord, Orange indique qu’il “fournira et opérera la station d’atterrissage du câble à Marseille, pour le relier à un des datacenters majeurs de cette ville, et en faire ainsi une porte d’entrée vers le réseau européen ; voire même jusqu’aux Amériques grâce aux accès au réseau transatlantique accessible depuis la France”. L’opérateur indique par ailleurs qu’il acquiert “500 Gbps de capacité sur le câble entre Marseille et le Kenya, afin de soutenir sur plusieurs années la croissance de son trafic dans l’océan Indien”. Et d’ajouter : “l’objectif est également de trouver des routes alternatives, et de réduire sa dépendance au câble EASSy qui relie Djibouti à l’Afrique du Sud”

Marc Halbfinger, PDG de PCCW Global, souligne le fait que “les capacités et l’expérience de ses équipes en France garantiront la réussite et le respect des délais de la livraison de la partie européenne du projet”. Selon Wu Qianjun, PDG de PEACE “le projet PEACE progresse à un rythme soutenu et 60 % des équipements sont fabriqués”. Il assure ainsi que “le système sera fonctionnel dans les délais prévus”.