Bouygues Telecom propose 5 fois plus de gigas à certains abonnés contre une hausse de 3 euros

Bouygues Telecom propose 5 fois plus de gigas à certains abonnés contre une hausse de 3 euros

Certaines évolutions de forfaits mobiles opérées par Bouygues Telecom et SFR peuvent faire grincer des dents chez les abonnés concernés. Celle-ci s’avère plutôt alléchante et pourrait faire mouche auprès des plus gourmands. Surtout que l’opérateur y met les formes, en ne forçant pas la main.

5 fois plus de gigas pour 3 euros de plus par mois, c’est l’évolution de forfait proposée à certains abonnés dont le quantité de data peut ainsi passer de 20 à 100 Go sans faire exploser la facture mensuelle. “Oh bah alors ça faisait longtemps que Bouygues Telecom avait pas essayé de me faire de la vente forcée”, note d’ailleurs l’un des abonnés concernés. Aucun passage en force.

Fair-play, l’opérateur laisse en effet la possibilité de conserver l’offre actuelle, soit en refusant directement l’évolution, soit en résiliant l’avantage après plusieurs mois. L’avantage en question est par ailleurs gratuit dans un premier temps. Reste maintenant que la pratique d’une augmentation automatique, avec un e-mail à ne pas manquer pour éviter les mauvaises surprises, peut tout de même agacer, aussi intéressante soit l’offre.

Enrichissement légal ou pas ?

Selon la DGCCRF, les opérateurs télécoms ont le droit d’augmenter le prix des forfaits en respectant deux conditions. La première consiste à prévenir un mois avant par courrier ou e-mail. La seconde : l’amélioration de l’abonnement doit concerner seulement des services ayant attrait aux télécoms comme les SMS illimités, plus de data ou un meilleur débit. En revanche, ils ne peuvent en aucun cas augmenter le prix du forfait pour une autre raison comme “une option musique, option télé, abonnement à un livre”. En cas d’augmentation pour un autre motif, l’abonné peut signaler cette hausse de forfait sur la plate-forme SignalConso mise en place par la Répression des fraudes. Sa situation sera alors examinée. Lors du lancement de la plate-forme, l’autorité a affirmé que les entreprises ayant reçu plusieurs signalements sans réagir seront dans leur collimateur.