Retrait de BFM TV sur les Freebox : Free et Altice à l’heure des préjudices, les deux camps vont être impactés

Retrait de BFM TV sur les Freebox : Free et Altice à l’heure des préjudices, les deux camps vont être impactés

En réaction à l’arrêt de la diffusion de BFM TV, RMC Découverte et RMC Story sur les Freebox, Free et Altice estiment tous deux la situation préjudiciable mais les motifs diffèrent quelque peu.

Qui est le grand perdant du retrait de BFM TV sur les Freebox ? A première vue les deux. De son côté, Free se voit amputé pour le moment de 4 chaînes représentant un total de 7% d’audience et va mécaniquement perdre en attractivité même si celles-ci restent accessibles via le tuner TNT de ses box. Pour sa part, BFM TV devrait serrer un tant soit peu les dents, son audience et ses recettes publicitaires vont donc fléchir, Xavier Niel pariant hier dans une tribune dans Les Echos sur une "baisse brutale". Au final, Altice perd les 6,5 millions de foyers équipés d’une Freebox, soit une audience potentielle de plus de 15 millions de téléspectateurs. 

Selon Alain Weill, PDG d’Altice Europe, les 5 millions de Français zappant sur ses chaînes gratuites tous les matins "sont eux qui subissent en premier un grave préjudice." Et d’ajouter que pour Free, "c’est un préjudice parce que leurs abonnés ne comprennent pas ce [mardi] matin", a t-il annoncé sur France info tout en admettant une baisse à venir de l’audience.

En ce qui le concerne, Xavier Niel ne mâche pas ses mots. Offensif, le fondateur de Free a déclaré que cette situation est préjudiciable à tous. "D’abord pour Free qui du fait de la communication mensongère et trompeuse diffusée sur BFM TV, a perdu et perdra des abonnés sans doute au profit de SFR, l’actionnaire ultime de la chaîne", a t-il martelé. Selon lui, "BFM TV n’hésite en effet pas à faire reprendre de manière répétée, y compris par les journalistes de la chaîne, les communiqués de presse de son actionnaire, ce qui pose d’ailleurs la question de l’indépendance de la rédaction de BFM TV." Impactés également à ses dires, la population française "qui voit le domaine public (les précieuses fréquences hertziennes offertes aux chaînes TNT) instrumentalisé pour tenter de faire payer ce qui est gratuit par ailleurs." Reste à connaître l’ampleur de l’impact.