Poteaux et câbles endommages… excédés face à la lenteur d’Orange, les abonnés font avec les moyens du bord

Poteaux et câbles endommages… excédés face à la lenteur d’Orange, les abonnés font avec les moyens du bord

Orange prend parfois son temps pour intervenir sur des infrastructures endommagées et oblige ainsi les riverains à réaliser des installations de fortune.

Des poteaux arrachés, des câbles exposés… Les accidents arrivent parfois et touchent même les installations télécoms, comme ce fut le cas par exemple le 6 décembre dernier, lorsqu’un camion a percuté un poteau téléphonique Orange à Soyaux, en Charente. Les riverains ont du attendre trois semaines pour obtenir de l’opérateur historique une réparation provisoire de la ligne, mais furent surpris de découvrir que “les techniciens ont tout laissé en plan sur le trottoir et ne sont pas revenus depuis“, explique un retraité.

Les dommages sont pourtant plutôt importants, notamment avec un demi-poteau arraché et couché sur le sol et de l’autre côté de la rue, la partie basse du poteau coupée en deux, avec des fils apparents. Afin d’éviter des accidents, un panneau jaune a d’ailleurs été installé indiquant “danger, poteau à remplacer”. Et ce n’est finalement pas un cas isolé en Charente. En effet, le maire de Marillac-le-Franc explique qu’un câble est tombé sur une route le 28 septembre près de sa commune et que face à l’absence d’intervention, un agriculteur a du le rattacher provisoirement pour éviter un accident. Même cas de figure à Saint-Vallier, ou plusieurs poteaux sont tombés depuis l’été dernier et où un riverain a dû installer un piquet dans un champ pour y attacher temporairement les câbles, malgré une réparation provisoire de l’opérateur.

Malgré de nombreuses prises de contacts, Orange se fait attendre

Ce n’est pourtant pas peine d’essayer. Chaque élu explique en effet avoir contacté l’opérateur : “Nous l’avons signalé sur Signal-réseaux (plateforme dédiée d’Orange, NDLR), dès le 6décembre, j’ai appelé plusieurs fois, envoyé trois mails entre Noël et le 1er de l’An”, affirme l’adjoint aux travaux de Soyaux Jérôme Grimal. “Nous, les élus locaux, nous retrouvons en première ligne, à faire tampon, alors que nous ne sommes pas compétents. Les gens nous harcèlent, nous dépensons énormément de temps et d’énergie,mais rien ne change, on est toujours face à des délais trop importants, dans le flou. On a un interlocuteur privilégié, mais ça ne suffit pas.” déplore-t-il.

D’autres élus expliquent avoir obtenu des dates d’intervention qui s’avèrent être finalement repoussées à chaque fois ou avec des délais jugés trop longs, voire même avec des déclarations faisant état de la venue d’un sous-traitant, alors que les élus n’ont rien vu de tel. Certains font même état d’avertissements adressés à l’opérateur n’ayant pas été tenus en compte. A Chazelles, le maire avait en effet été informé d’une réparation effectuée en juin sur des poteaux menaçant de tomber, “mais pas du tout, personne n’est venu“, affirme l’élu.

Au final, ces deux poteaux sont tombés en décembre directement dans le jardin d’un riverain, sans que la situation soit corrigée depuis, malgré une intervention pour “faire un raccordement de fortune” pour les abonnés privés de connexion. Les poteaux, eux, restent bien au milieu du jardin.

Source : La Charente Libre (version papier)