Free Mobile : dans son combat face à une antenne 5G, une commune ne vise pas juste

Free Mobile : dans son combat face à une antenne 5G, une commune ne vise pas juste

Perdre une bataille ne signifie pas avoir perdu la guerre. Une commune a décidé de poursuivre le combat face à une antenne-relais 5G Free Mobile, en essayant de mobiliser davantage. Pourtant, le dossier d’informations en mairie, ou DIM, indique des arguments non fondés.

“Fin octobre, l’antenne relais située à l’angle de la rue Auguste-Daix et de la rue Maurice-Ténine a finalement été installée par l’opérateur Free, malgré l’opposition de la Ville et d’un collectif d’habitants“, déplore la commune de Fresnes, dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.

Avoir tenté de faire barrage à une antenne 5G de Free Mobile, aux motifs de risques sanitaires et du principe de précaution, en raison de la présence d’une cité scolaire et d’une crèche, la municipalité s’est finalement retrouvée dans les tribunaux. L’opérateur de Xavier Niel a en effet décidé de saisir la justice. Il a d’ailleurs gagné puisque le tribunal administratif de Melun a ordonné à la commune de donner son feu vert et a condamné celle-ci à 1 200 euros.

Marie Chavanon, maire de Fresnes, invite à s’interroger au sujet des répercussions sur la santé des enfants et des habitants dans le secteur. Elle juge “imprudent, voire dangereux, d’installer des antennes aussi près de cités où les enfants passent leurs journées”. Entendant continuer à contester, l’édile demande ainsi aux habitants de venir signer la pétition en mairie ou de la signer sur le site de la ville. À l’heure où sont écrites ces lignes, la pétition en ligne a recueilli 160 signatures.

Ce n’est pourtant pas ce que dit le dossier d’informations en mairie

“Déjà, tordons le cou à une légende urbaine : non, il n’y a aucune interdiction de principe à l’installation d’une antenne à proximité d’une crèche ou établissement scolaire. Il faut juste faire en sorte qu’elle ne soit pas visée”, explique Maitre Alexandre Archambault. “Et ici, c’est le cas”, souligne l’avocat. En effet, les secteurs radio concernés ne pointent ni vers la crèche vers ni le collège. Un aspect remettant en cause l’argumentaire de la municipalité.