Les revenus d’Orange, Free, SFR et Bouygues enregistrent un “record de croissance”, avec une progression jamais vue depuis 10 ans

Les revenus d’Orange, Free, SFR et Bouygues enregistrent un “record de croissance”, avec une progression jamais vue depuis 10 ans

Durant le deuxième trimestre 2021, les opérateurs ont retrouvé une croissance importante grâce notamment à la vente des services et des terminaux mobiles.

Après une augmentation de 2% en un an durant le premier trimestre 2021, le revenu d’Orange, Free, Bouygues et SFR a atteint 8.8 milliards d’euros hors taxe durant le second trimestre. Dans son observatoire des marchés des communications électroniques, l’Arcep explique qu’il s’agit d’un nouveau record de croissance, à hauteur de 3%.

Cette relance fait suite à une période de baisse de revenus due à la crise sanitaire, durant laquelle les restrictions de déplacements ont empêché les opérateurs de rentabiliser l’utilisation des services mobiles à l’étranger. La fermeture des points de vente durant le premier semestre 2020 avait également entraîné une perte de 15% en un an du revenu provenant de la vente de smartphones. Au second semestre de cette année, la machine est de nouveau en route, à plein régime.

Ainsi, en juin 2021, le revenu des services mobiles, porté par la vente des forfaits “atteint un niveau qui n’avait pas été enregistré depuis le début de l’année 2017” pour 3,5 milliards d’euros hors-taxes, soit une hausse de 4% en un an. L’Arcep explique également que le revenu des terminaux mobiles (713 millions d’euros HT au deuxième trimestre 2021), progresse à nouveau depuis le quatrième trimestre 2020.  Ce trimestre, une hausse de 20% en un an est enregistrée et ce secteur retrouve ainsi un niveau “comparable, en moyenne, à celui des années précédentes“.

Du côté du fixe, la tendance reste à la hausse avec une légère croissance (+0,2% en un an ce trimestre) pour le cinquième trimestre consécutif. Le revenu des services à haut et très haut débit atteint 3.1 milliards d’euros ce trimestre, avec une croissance de 3% en un an. Des revenus portés évidemment par la hausse des abonnements associés (soit plus de 4,1 millions d’abonnements très haut débit en un an). Sur les offres bas débit, évidemment, le revenu continue de baisser et s’accentue avec -17% ce trimestre contre -9% au deuxième trimestre 2020.