Fibre optique : quand les poteaux dérangent, le maire met les points sur les i

Fibre optique : quand les poteaux dérangent, le maire met les points sur les i

L’arrivée de la fibre optique est généralement une bonne nouvelle. Elle provoque toutefois quelques remous dans une commune. Le maire n’en démord pas. L’accès Internet très haut débit doit être déployé dans sa commune et cela passera par l’aérien.

Ils veulent la fibre optique, mais pas de cette façon. “Sans concertation, on a découvert le traçage pour l’implantation des poteaux. On veut nous en rajouter six alors que des poteaux existent déjà. Nous voulons un enfouissement des lignes”, peste Marie-Line Sanchez, habitante de Doix lès Fontaines, commune du département de la Vendée, en région Pays de la Loire. “On pourrait effectuer une étude du coût par enfouissement, on préfère attendre plutôt que d’avoir des poteaux”, déplore-t-elle également.

Le plan local d’urbanisme de 2007 en zone NH spécifie dans le chapitre VII, article 3, que les réseaux d’électricité, de téléphone et de télédistribution devront être enterrés”, tient à rappeler de son côté Marie Baty, en montrant le marais tout proche et expliquant que le quartier se trouve en zone protégée.

Avec d’autres riverains, elles ont ainsi formé un collectif et fait part de leur mécontentement à l’occasion d’une réunion en présence du maire et de trois conseillers municipaux. Lionel Pageaud, maire de Doix lès Fontaines, est formel : “On ne peut pas tout enfouir”.

L’arrivée de la fibre dans la commune est gérée par Vendée numérique et “son déploiement, en zone rurale, se fait par réseau aérien”, explique l’édile, ajoutant que “des travaux d’enfouissement ne sont exigibles que pour les nouvelles constructions”. Le maire rappelle aussi que la fibre optique passe par le domaine public et que certains citoyens sont encore dans l’attente de l’Internet très haut débit.

Pollution visuelle et aberration

Ce n’est en tout cas pas la première fois que le recours à des poteaux fait grincer des dents. Certains dénonçaient notamment une aberration. D’autres y voient une pollution visuelle.

Source : Ouest France